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Du Japon, je suis passé à Londres. Pas le trajet le plus logique quand on part de Paris ? Pas faux vous reprendrai-je avec mon sens de la répartie légendaire.

Hormis le fait que mes destinations se choisissent selon l’envie du moment, à mesure que le temps avance, mes bons jours se font de plus en plus rares (MadrOX). Ne riez ni ne vous apitoyez, les votres aussi en fait.

Et je me dis que mourir près de chez moi sera mieux pour les quelques proches auxquels je tiens et qui, semble-t-il tiennent à moi. Personnellement, peu importe l’endroit où décéder, il ne saurait y avoir de meilleur endroit, de belle mort ou de mort digne. On meurt comme on nait, sur un coup du sort.

Londres écrivais-je.

Oui je m’appesanti un peu plus sur mon état qu’à l’accoutumé car mon voyage a été interrompu. J’’ai failli recourir aux services hospitaliers de sa majesté, mais à quoi bon ? Je n’écris pas un guide du routard mourant.

Bref Londres

Là encore pas d’idée précise du bordel, on vous la vend (survends) comme la capitale cosmopolite, rock, rebelle, où tout côtoie tout, un beau paradoxe qui fait rêver les jeunes adultes depuis les années 60. Il faut reconnaitre que déjà musicalement le royaume uni envoie du rêve depuis longtemps : The clash, Bowie, The Beatles, The Rolling Stones, Queen, Gorillaz, The Who, Artic Monkeys, The Spice Girls etc etc etc.

Du peu que j’en ai vu effectivement Londres ose.

Londres ose transformer ses quartiers.

Passer à Camden Market et vous verrez du street art sur chaque mur. Des enseignes sculptées au-dessus de chaque magasin de chaussure, de fringues, salon de tatouages, le tout dans un beau bordel exotique. Oui de l’exotisme à Londres … comme quoi.

Londres ose s’enrichir de boutiques de l’étrange

Le Hoxton Street Monster Supplies est un magasin de fournitures étranges comme du sel fait à partir de larmes de diverses émotions, des conserves de terreurs enfantines ou des rayons de lunes pour loup-garou ayant du mal à se transformer. La beauté du truc c’est que les bénéfices sont reversés à ne association d’ateliers d’écriture pour enfants.

Le musée de curiosité de Viktor Wynds où l’étrange côtoie le malsain : vrais faux organes de monstres, selles de stars, animaux à deux têtes empaillés ou jouet de menu happy meal.

Londres ose afficher haut son humour si particulier, reconnu dans le monde entier. Stompy est un mignon nom pour un tank russe. Celui-ci est garé sur un terrain vague et constamment repeint par les graffeurs londoniens. Son histoire ? Le propriétaire du terrain vague voulait construire sur la parcelle. Permis de construire refusé il fait une autre demande pour installer un Tank. Le conseil municipal comprend Tank (réservoir) et non Tank (véhicule de guerre) et hop le tour est joué.

Et des exemples comme ceux-là vous pouvez en trouver des dizaines dans tous les domaines, anecdotes historiques, arts urbains, bâtiments incongrus …

Quant à moi, je suis reparti par l’Eurostar, direction Paname la belle endormie, où j’ai pu constater que mes contemporains aiment imposer, sans aucune retenue, leur quotidien à leurs voisins de voyage, j’ai ainsi eu le droit à 1h30 de conversation téléphonique entre une femme et son ex qui accusait son ex belle-sœur de mentir à son sujet. Et après ça s’insurge d’être fliqués. Les gens adorent se fliquer tout seul.

Je pensais que le passage à la douane allait être, comme d’’habitude une simple formalité. Ce fut sans compter sur les douaniers français. Excès de zèle ? Ils fouillèrent tous les bagages avec un soin de lendemain d’attentat, avec double vérification des identités, même pour les parents avec 2 ou 3 gamins.

Pendant un instant, ça m’a collé la nostalgie de mon père adoptif. Il avait un pouvoir de super héros, celui d’être le seul à se faire arrêter dans une foule non contrôlée : douane, gendarmes, douane volante sur l’autoroute des vacances, tout y passait, 100% de réussite, grand chelem.

Une fois, revenant de l’étranger, je me souviens de le voir débarquer avec 4 ou 5 émirs arabes (ou du moins habillés à la mode de …). Bim ! Le seul à se faire contrôlé, interrogé, fouillé …

Alors cela n’aurait pas du m’étonner que lors de mon passage au contrôle des passeports, et alors que j’affichais mon plus beausourire, histoire de détendre le moment, on me demande suivre deux gendarmes très bien armés, puis qu’on me passe les menottes sans aucun ménagement, comme à un afro américain un soir de bavure policière dans un état du sud des USA.

C’est mon avocat, commis d’office qui m’a donné ce papier et le stylo me permettant de relater tout ça.

De quoi m’accuse-t-on au juste ?

Au moins5 meurtres, en attendant les autres, dont celui d’un député très connu. Un ripou, avec plus de casseroles au cul qu’une cuisine Mobalpa.

Tag(s) : #mourir, #m2f, #Londres, #Roman

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