Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

    Entre la végétation ancienne et les imposantes pierres taillées, déblayer l'entrée nous pris une journée. Témor tenta d'utiliser la magie de la sphère de Déméter mais sans succès. Bien que semi-élémentaire sa relation à la magie semble des plus réduites.


    L'entrée fut gardée durant la nuit, autant pour éviter que quelqu'un ne rentre que pour éviter que quelque chose en sorte. Ainsi, Simon nous narra l'histoire d'une expédition, menée par des gens peux expérimentés de sa maison, qui mirent à nu un mausolée oublié. Comme nous, ils furent confrontés à un entrée obstruée. Comme nous ils travaillèrent à la déblayer. Mais ils ne prirent pas la peine de la surveiller. Ce fut une seconde expédition, de recherche celle-ci qui retrouva les 9 cadavres atrocement mutilés. Tous les indices semblaient montrer que quelque chose était sorti durant la nuit, à l'insu de tous et s'était bien diverti en attaquant pas surprise des gardes qui ne surveillaient pas le bon coté du campement.


    Le lendemain, nous nous équipâmes, encore une fois pour la guerre. Nous faisions face à l'entrée (à moins que ce ne fut l'inverse) mais nous n'osions pénétrer. Que ce soit Témor, Shass ou moi-même nous étions novices. Nous avions l'impression qu'en pénétrant en premier nous allions commettre une erreur. Faire quelque chose qu'on ne fait pas dans ce genre de situation. C'était notre toute première fois, et nous étions timides, quasi bloqués à l'idée de rentrer dans cette caverne sombre et humide. Nous vivions avec une certaine et légère angoisse notre dépucelage.

Ce fut donc Simon qui ouvrit la marche suivi du Krakan et de votre serviteur. Un tunnel descendait sous terre, nous y progressions lentement, très lentement, à la recherche du moindre piège, du moindre signe de danger.


 

    Ce qui me dérangeait le plus personnellement, c'était l'odeur. Les autres semblait s'en accommoder en se protégeant avec des morceaux de tissus, mais mon odorat plus développé était littéralement agressé. Je suis habitué aux grottes et à leurs odeurs fétides lorsqu'une d'entre elle, depuis longtemps oublié est mise à jour. Mais là … depuis combien de siècles ce tombeau était il refermé ?


    Nous débouchâmes sur une large pièce aux murs nus présentant un premier

 


    Les hommes de Simon fouillèrent la pièce, aussi bien pour trouver des objets que des indices sur la marche à suivre. Je jetai un regard à Shass, en espérant que son esprit de déduction et sa grande connaissance théorique du monde pourrait nous aider, je la vis raide. Je veux dire encore plus raide que puisse l'être une néréide, semi élémentaire d'eau donc, dans un espace confiné sous terre.

    « Un problème ? »

    « Trois en fait, le plus important pourrait être ce que nous pouvons voir au sol de la pièce de droite. »

En effet le sol de celle-ci était littéralement tapissée d'une toile d'araignée à plusieurs couches. Tout bien considéré je détester son esprit de déduction.

    Simon n'en avait pas raté une miette bien sur.

    « Il est normal de voir des arachnides dans ce genre d'endroits vous savez ? »

    « Oui, mais les arachnides courantes ne font pas des toiles de cette taille, avec des fils de cette épaisseur »

    « Et si nous commencions à gauche ? » suggérais-je

    « Il nous faudra tout fouiller de toute façon »

    « Et tourner le dos au danger bof » s'en mêla Témor.

    Simon s'adressa directement à  Spressenzideutche pour lui demander de lancer un sorte de détection magique. Ce fut là encore Shattasman qui l'interrompis.

    « Non il n'y a rien de magique dans cette pièce. C'est d'ailleurs le troisième problème »

    « Et le second ? » s'enquit un des hommes de main, me prouvant ainsi qu'ils n'étaient pas tous muets.

    « J'ai besoin d'en voir plus pour le confirmer, mais ce n'est pas un problème qui peut déboucher sur une menace pour nos vies » et puis tout doucement, comme si elle se parlait à elle-même « du moins à court terme »

    La suite fut un court débat entre Témor et Simon sur la marche à suivre. Mon rocailleux compagnon préconisa, de tout faire cramer vu que la toile d'araignée et réputée pour être inflammable. Simon objecta fort justement que sans savoir nous pouvions très bien tout faire brûler, éventuel trésor et nous y compris.

    L’appât du gain, comme toujours, reporta le débat. Et là encore ce fût Shattasman qui prit l'initiative. Elle se mis l'entrée de la pièce entoilée. Observa pendant de longues minutes en demandant à tous de ne pas lui adresser la parole et de rester en arrière.

    Durant ce temps, les hommes firent un rapport à Simon, la pièce ne contenait aucune entrée dérobée, ni aucun objet de valeurs et point de pièges mécaniques. C'était toujours ça de pris.

« Préparez vous compagnons, physiquement mais aussi mentalement, sortez vos armes, mais apprêtez vos esprits à voir une horreur des temps anciens. »

Armes dégainées, esprits affûtés, nous étions prêts, autant que je pouvais en juger.

    Shattasman s'agenouilla, ramassa quelques cailloux et les lança au hasard dans la pièce. Aucune réaction.

    Elle chercha alors des pierres plus lourdes et avant de réitérer l'opération s'adressa à la fée.

    « Je sais que tu fera ce que tu pourras, mais pas de sorts de feu par pitié. »

    Les pierres furent jetées les unes après les autres, sans force particulière, rebondissant très légèrement sur la toile géante. Rien, je me dis que peut-être les araignées responsable de cette toile étaient décédées depuis des lustres lorsque un bruit indescriptible se fut entendre. Les hommes, bien que sur leur garde, eurent un mouvement de recul. Nous vîmes, sortir d'une partie masquée de cette seconde pièce, UNE monstruosité. Mon peu d'optimisme m'avait laisser croire que DES araignées de tailles importantes étaient responsable de tout ceci. Pas UNE SEULE d'au moins 2 m de haut. Et elle galopait la salope. Elle rua dans la pièce à la recherche de ce qui avait pu causer ces vibrations. Et fut sûrement déçue de nous voir en dehors de sa toile.


    Elle se figea, nous toisa, et actionna ses mandibules (de la taille d'une épée, je tiens à le rappeler), Témor poussa Shass qui restait prostrée, comme une bonne parti de notre groupe. Et il l'invita à venir

Ce qui se passa ensuite fut surréaliste. Témor et l'araignée de toisaient mutuellement. Témor luttant contre son envie de se mettre sur la gueule, pour rester dans notre pièce et ne pas se retrouver entoilé. L'araignée pour la raison inverse. Puis quelque chose d'autre bougea dans la pièce, on entendis un bruit de pierre frottée contre de la pierre. Comme si une dalle glissait sur un sol marbré.

    Même Témor ne put s’empêcher de lâcher un « oh putain de ... » ma curiosité fut plus forte que mon horreur, et je vins au premier poste pour observer des mains squelettiques sortir de leurs tombes. Même l'araignée observa ceci et attaqua dès que le premier squelette armé posa un pied sur sa toile.

Nous regardâmes le combat qui fut de courte durée. Certes les soldats étaient morts et portèrent quelques coups à l'animal mais lents, et sans force ils furent démantelés assez vite. L'araignée géante, se retourna alors vers nous pour voir que Simon et ses hommes la braquait à l'aide d'arbalète légères, trop légères à mon goût.


    Ils tirèrent quelques carreaux, certains touchèrent, l'animal répliqua et lança un jet de toile dans notre pièce. Un seul homme de Simon ne put éviter et se retrouver entoilé, mais notre futé ennemi ne se jeta pas sur lui et continua à cracher sa toile. Nous reculèrent mais le plan de l’animal était bien rodé et elle se précipita dans la pièce une fois une demi douzaine de jets effectués.

    Ce fut Témor qui, bien évidemment, attaqua la chose en premier, visant les fines pattes de sa lourde masse. Je jetai un coup d 'œil rapide à la fée, mais elle hésitait, ne souhaitant pas causer une catastrophe. Je pus alors, moi aussi, me jeter dans le combat avec plus de confiance. Les hommes de Simon se démenèrent avec la toile mais finirent notre manœuvre d'encerclement. Il fallut se baisser rapidement pour éviter toile et mandibules, mais Témor lui cassa rapidement une de ses pattes la déstabilisant.


    Elle nous surpris tous, cependant, en sautant au dessus de nous pour grimper sur un des murs et se retrouver au plafond d'où elle cracha à nouveau de puissants jets de toile. Je pus esquiver à deux reprises, elle visa alors les Laliths, et un de plus fut entoiler. Des carreaux la touchèrent à nouveau, lui crevant un de ses yeux. Elle se jeta au sol, visant Témor, une envie de vengeance immédiate pour sa patte ?

    Nous reprîmes notre manœuvre d'encerclement, en ayant à l'esprit le coup qu’elle venait de nous faire. Notre agressivité n'en fut que plus féroce. La suite fut une boucherie, nous nous acharnâmes comme des forcenés, frôlant l'hystérie, tant qu'un morceau semblait bouger nous tapions encore et encore. Puis nous nous rendîmes compte que c'était les coups des autres qui animait encore la carcasse humide de son sang de l'animal.

    « Muses faites qu'elle fusse unique ! » priais-je

Nous recouvrîmes nos esprits, juste à temps pour désentoiler nos camarades, les sauvant ainsi de l'étouffement. Nos esprits oscillaient entre joie, horreur, excitation et soulagement.

Je m'approcha de Shattasman

    « Dis moi que tu n'avais pas prévu les morts vivants »

    « Je ne les avais pas prévus »

    « Merci »

    Après quelques minutes, Shass ausculta le monceau qui fut une araignée géante et es hommes de mains se mirent à fouiller la pièce entoilée. Voulant préserver mon pelage, je me proposa au nettoyage des armes et à l'aide, surtout psychologique, des entoilés.

    Après de longues heures de progression, de fouille puis de nettoyage de la soie d'araignée, la pièce s'avéra vide, hormis les 4 tombes inoccupées à présent, les armures et armes des squelettes complètement rouillées et bouffées par le temps. Shass insista cependant pour les analyser.

    Il nous restait la partie gauche à explorer pour trouver la tombe du chevalier pour lequel ce tombeau avait été construit.

    Elle déboucha sur un escalier descendant. Simon, là encore, ouvrait la marche. Il inspectait chaque centimètre et avec raison car au milieu de cet escalier il nous fit signe de reculer et nous avertit qu'il allait devoir déclencher un mécanisme.

    Deux lames dans un état déplorable, vinrent de part et d'autre du couloir dans le but de découper le visiteur. Elles ne finirent pas leur trajet, se désagrégeant littéralement en pleine course.

    Mais quel âge a cette tombe ?

    En bas de cet escalier un nouveau croisement, à droite un couloir, à gauche une pièce qui aurait pu être une librairie. Du moins c'est cette odeur de papier moisi qui me laissa cette idée. La fouille sommaire de cette pièce me donna raison. Nous devions être proche d'une source naturelle car la pièce était très humide. Le papier qui n’était pas que poussière s'était quasiment dissous en raison de l'humidité de la pièce

    « Dis moi Shass, je ne suis pas très au fait des coutumes mortuaires des autres races, mais pourquoi installer une librairie dans un tombeau, les morts ne lisent pas normalement ! »

    « Ce bâtiment devait être plus que cela, un lieu de culte, un temple de chevaliers, qui leur permettait de se recueillir sur la tombe de leurs camarades et chefs spirituels et/ou de guerre, tout en leur offrant la possibilité d'étudier leur histoires, certains de leurs écrits peut être sacrés, du moins pour eux »

    « Rien d'extraordinaire donc ? »

    « Non pas sur ce point là en tous cas »

 

    Je me refusa à l’assaillir des questions soulevées par ces remarques, qu'elle avait pu émettre depuis notre entrée. Je commençais à la connaître, je n'aurais obtenu aucune réponse et celles-ci viendraient tôt ou tard d'elles-mêmes.

    L'absence de lumière nous empêchait d'anticiper, et bien que félin, je ne peux dire que je possède une vision nocturne, je vois un peu mieux dans le noir qu'un Krakan mais nettement moins bien que certaines races d'elfes, voir les nains.

    Ce que nous remarquâmes tous en pénétrant dans la pièce suivante fut quatre sarcophages. En nous regardants, nous comprimes que nous pensions tous à la même chose.

« Chacun le sien » proposa Témor

    Au premier mouvement de dalle, nous nous jetèrent dessus tapant ce qui tentait d'en sortir. Au tournoi de Thucydide, parmi les nombreux jeux présenté, je découvris l'un d'entre eux qui enchantait les bambins : le tape-taupe. Nous jouions au tape-taupe, avec des chevaliers squelettes.

    Témor s’excita plus que de raison « Mais tu va rester mort saloperie de saleté ! » le tout dans un acharnement de coup de masse sur des os, produisant un bruit des plus désagréable.

Mais le danger était passé, et Shattasman se mit aussitôt à examiner les murs qui laissait apparaître un semblant de gravure.

    Cependant quelque chose me gênait, il y avait quatre sarcophages, tous avait été ouverts, et tous leurs occupants avait été réduits en de petits, tout petits morceaux d'os, mais, au bruit, une autre dalle semblait coulisser quelque-part, au fond du couloir. Je ne fus pas le seul à l'entendre et nous nous remîmes en garde.

    Un des hommes s'avança prudemment à l'ide d'une torche, doucement, très doucement, trop doucement. La lumière nous dévoila un autre de ces chevaliers, plus grand, plus massif, soulevant une lourde dalle verticale qui bloquait l'entrée d'une dernière pièce. Ce squelette là était armé et armuré.     Et son équipement à lui ne tombait pas en ruine.

Témor se jeta sur lui, pour lui asséner un premier coup tant qu'il en était encore à soulever la « porte » de sa tombe. Sa masse rebondit contre l'armure du chevalier mais ce dernier accusa durement le coup tout de même.

    Il se reprit, dégaina une lame translucide synonyme de magie et donc de danger mortel, et se mis en posture combat.

    Le squelette devait bien faire dans les deux mètres, et si sa vitesse était ridicule, ce n'était pas le cas de sa force, rien qu'en regardant la dalle qu'il avait soulever on devenait qu'un coup direct pouvait nous découper en deux. Mais nous mimes en œuvre une stratégie naturelle des plus efficaces.

    La fée se mit à virevolter autour de son visage pour le désorienter pendant que j'attaquai les membres inférieurs et que Témor se chargeai du torse. L'espace étant relativement réduit, seul Simon pu finir d'encercler notre ennemi pendant que les autres regardaient notre chorégraphie macabre.

    Témor dû parer deux coups, la force des impacts failli le déstabiliser les deux fois. Pour ma part mes coups sur les jointures et articulations furent couronnées de succès et c'est une fois à terre que Témor sauta, masse la première sur le revenant. Ses coups de butoirs fracassèrent son heaume, puis son crane. Sa lame explosa d'elle-même.

 

    Notre succès fut fêté par des hourras !

    Nous essuyâmes notre sueur et pénétrèrent dans cette dernière pièce, cul de sac, fin du tombeau. La pièce contenait le sarcophage de notre ennemi mais aussi un coffre. Témor sûrement toujours sous adrénaline, fit sauter ce qu'il restait du cadenas, en oubliant tout principe de précaution lié à un éventuel dernier piège.

    Ce que nous vîmes ? Des pièces d'or, des pièces d'argent et des parchemins

    Ce que nous ne vîmes pas ? Simon et ses hommes sortir doucement de la pièce, activer un levier et nous enfermer tous, la fée, la néréide, le Krakan et moi dans cette pièce.

 

Pièce de laquelle j'écris ces lignes, qui pourraient bien être mes dernières.

 

Tag(s) : #Nouvelle

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :