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Coucou Nourjal je t’ai manqué hein ? … un peu ? Parce que toi tu m’as manqué … un peu.

Donc chaton, enfin Rei pardon, veut que je t’écrive dessus pour te dire, et aux autres aussi, ce que j’ai fait. Et bien sans me vanter, ce n’est pas mon genre ça se saurait, je crois bien avoir eu le rôle clef. Je suis désormais une puissante, une sur pui ssante mage … aléatoire. Et le plan ne saurait fonctionner sans magie … aléatoire.


Je devais donc me poster au dehors, et invoquer, aléatoirement, ce que je pouvais. Je me suis donc postée là où je serais la plus discrète pour lancer le sort le moins discret. Mais tu sais Nourjal, nous les mages aléatoires sommes bien au fait de notre puissance in co mmen surable et nous ne prenons pas la magie à la légère. Que nenni que non, nous la prenons … aléatoirement, un peu comme elle vient en fait … mais de manière très sérieuse et concentrée.

Donc je virevoltais autour de ce grand bâtiment à la recherche de l’endroit propice. C’est sur une voie peu fréquentée que je jetais mon dévolu. Et je me concentrais, concentrais, concentrais, con ceeenn trrraaiiis


Et Puf ! Des lianes se mirent à grimper le long de la façade, la recouvrant entièrement

Impressionnant n’est-ce pas ?

Mais je savais que ça ne suffirait pas à contenter Shattasman, c’est que je commence à la connaître maintenant.

Alors je me concentrais, concentrais, concentrais, con ceeenn trrraaiiis


Et Pif ! Les lianes se mirent à vieillir, vieillir et mourir.

Tristesse !

Si jeunes et déjà si vieilles. Mais je savais que ça ne suffirait pas à contenter Shattasman, c’est que je commence vraiment à la connaître maintenant.

Alors je me concentrais, concentrais, concentrais, con ceeenn trrraaiiis


Et Pfiou le vent se mis à se lever.

Alors en désespoir de cause, je retournais dans la rue principale pour demander une allumette aux passants, pour mettre le feu à tout ce petit bois mort.

 

              Taper, casser, détruire. Faire de cette « maison » un château de cartes et souffler. On ne me provoque pas, on ne me vole pas, on ne me tue pas. Attendre le signal de ma douce fée, et me mettre en action. Pour que les deux autres puissent fureter. Une fois de plus je porte le plan sur mes larges épaules. Sans moi le groupe stagnerait, échouerait, avec moi il avance. Je suis son guide, son chef, ses bras et bien souvent son cerveau.


              Alors j’attends le signal dans ce qui ressemble à une salle d’attente. Des aventuriers, des marchands entrent, sortent, malgré ma carrure je reste invisible à leurs yeux, ils ne me reconnaitront pas, pas que j’en ai une énorme envie. Qu’un de nos accompagnateurs du tombeau passe à côté de moi, et qu’il me reconnaisse, Simon si possible. Que je le broie …


              Le signal arrive, des gens sortent, ça crie au feu. Elle a dû invoquer une flammèche dans une haie. La farceuse ! Ca sort, ça crie, mais les deux plantons qui gardent l’escalier ne bronchent pas. J’ai juste à imaginer qu’il s’agit de Simon et de … Bah Simon tiens. Il(s) ne voie(nt) rien venir, je le(s) fracasse et le(s) relève de s(a/es) fonction(s)

 

              Durant tout le temps où je fus à l’intérieur, je me demandais où tout cela allait nous mener. En prison sûrement, mais pas celle de la ville non, j’imaginais une prison privée de la maison Lalith, un truc bien glauque … avec des chaînes et des machins qui coupent et qui déchirent. Pas que le plan de Shass ne me paraissait pas viable, loin de là comme je l’écrivais précédemment. Mais en voyant l’exécution de celui-ci … La fée allait sûrement invoquer une vache qui chante, et Témor … Qu'en dire ? Il se tenait là, debout, en plein milieu de la salle d’attente, sans remarquer que tout le monde le dévisageait, le contournait. Se pouvait-il que ce grand balourd se croit discret ?

 

              Ou bien était-ce sa façon de remplir son rôle ? Encore une fois allais-je devoir nous sauver des eaux ?

Mais du liquide nous passâmes vite au feu, les gens criaient, appelaient à l’aide, des sorciers de la maison : robes de mages et symbole Lalith, sortirent en courant pour constater. Je ne sais pas ce que fit la fée, je le saurais en lisant son paragraphe mais pour une fois ce fût efficace.

 

              Alors je vois mon homme caillou se mettre en branle. Mais je ne le vois pas finir son action car je la vois … elle ! Elle est là, irréelle et pourtant bien présente, elle ne s’affole pas comme le reste de la populace mais elle va agir, et sûrement partir, alors je me bloque devant sa gueule de félis et lui dis

 

              « Bonjour ! »

               « Dégage »

               « Tiens, vous me rappelez quelqu'un ! Loin de moi l’idée d’être importun, mais comprenez que votre présence m’interpelle  »

              « C’est quand la dernière fois que tu as fait la cour ? » toujours sur la défensive, moi un peu désarçonné je continuais.

               « Euh … non, ne vous méprenez pas. Telle n’est pas mon intention. Mais … enfin je veux dire … »

               « Tu la crache ta phrase bonhomme ? »

               « Mais bon sang, qui êtes-vous ? Je sors de LA grotte Félis, et bien que nombreux, je connais tout le monde ! Nous avons à peu près le même âge je dois vous connaître. Et ce qui me choque le plus c’est que vous avez une totale indifférence vis-à-vis de moi ! »

              « Qui t’a dit qu'il n’y avait qu'une grotte ? »

               « Vous avez connaissance de la nôtre ? Nous n’avons pas connaissance de la vôtre ? Quand ? Pourquoi ? Où ? »

             « Ah d’accord, tu veux une jolie histoire. Tu veux que je te dise, pardon, que je te conte mes origines, mes buts, mes rêves, que je te retrace l’histoire de ma tribu ? »

             « Ou.. Oui ! Cent fois oui mille fois oui ! »

             « Tu ne fais pas parti de ceux qui méritent d’entendre cette histoire, et en plus j’en ai pas le temps à cause de l’incendie et étant donné que ton pote casse des crânes je suppose que tu as mieux à faire toi aussi. J’me casse »

Feu + pote + crâne = Oh putain ma mission !

 

             La rencontrer me fit oublier jusqu’à la raison de ma présence en ces lieux. J’accumulais maintenant un retard conséquent sur mon planning de mission : Monter dans les étages et fouiller, couvert par Témor, empêchant quiconque de monter dans les étages. La fumée chatouillait mes naseaux, Spressen avait été très efficace, peut-être trop !

 

Qu'ils me pardonnent, ils ne sont que des leurres. Quoique la fée jette comme sort, il suffira à attirer suffisamment l’attention des Lalith pour que Témor le perçoive comme un signal. Celui-ci fera donc une « diversion » à l’intérieur, me permettant de me faufiler. Quant à Reï, ne sachant pas que chercher, ni où chercher, il se fera remarquer avant moi. En définitive, garder les plans l’étage pour moi seule fut une bonne initiative.

Alors je me rue vers le bureau des maîtres, espérant que le raffut les a emmenés ailleurs. Et je me colle à la porte. Pas un bruit : j’entre. Un grand bureau, moult papiers laissés en désordre. Un grand tableau. Sûrement un coffre derrière celui-ci. Gagné, mais je ne peux l’ouvrir. Beaucoup de savoir théorique peu de pratique mais recentrons nous sur le sujet : le bureau


              Factures, notes, rapports, sans aucun lien apparent. Et une carte. Peu d’indications, mais mes légères connaissances en cartographie me permette de confirmer qu’un des point correspond au tombeau visité. Quant aux autres l’ont-ils déjà été ?

Je recopie et je tousse. Les néréides sont sujettes à l’asthme et la fumée entre sournoisement dans la pièce. Si je ne me dépêche pas c’est ce qui m’a permis d’entrer qui m’empêchera de sortir.


             Dans le couloir je titube, la fumée est trop présente, je ne vois rien et mes branchies s’obstruent peu à peu. Je dois m’appuyer à un mur, autant pour me guider que pour réussir à avancer. Mon plan va me tuer


Deux formes émergent de la fumée, je pense Reï, je vois elfes noirs.


             « Tiens tiens, qui voila … » celui de droite se réjoui

             « Les rapports disaient vrai » tout comme le premier, le second ne semble pas s’émouvoir d’être dans une bâtisse en feu, envahit par la fumée.

             « Bien, bien , bien, comme tout cela va être facile au final.»


Je tombe, mes yeux se ferment.


             « Mais tu nous aura fait courir, il est temps qu'on te ramène coquine»


Mes oreilles n'entendent qu'une dernière phrase.


             « Tu savais que les noirauds manquaient cruellement de galanterie ? »


Et des sons de combat.

Tag(s) : #Nouvelle

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