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Mon ange gardien et moi

 

ELLE : On peut savoir ce que tu fais chaton

MOI : Comme à mon habitude, j'écris

ELLE : Gagnons du temps, j'ai lu par dessus ton épaule

MOI : Mon testament ?

ELLE : Ton testament !

MOI : ...

ELLE : ...

MOI : Je prends des dispositions au cas où ...

ELLE : Que tu puisses imaginer passer de vie à trépas en raison de l'impulsivité de notre Krakan pourquoi pas. Que tu prennes des dispositions pourquoi pas. Mais l'oubli, que nenni

MOI : ...

ELLE : Sors toi cette mauvaise idée de ta gueule de chat.

MOI : J'y ai pourtant déjà songer. Ne plus vénérer nos muses, blasphémer en attendant l'oubli, puis le réclamer

ELLE : Et tu sais ce à quoi tu t'es exposé pauvre malade ?

MOI : !

ELLE : Que sais tu de l'oubli ?

MOI : Ce qui est en est dit dans les saints écrits.

 

Que les blasphémateurs se repentent

Que leur adoration soit sincère et enthousiaste

Que les muses soient priées et vénérées

Que l'oubliprenne les transgresseurs

Qu'il les engloutisse, les noie

Que la terre soit lavée de leurs existences

 

En gros ...

ELLE : Et tu as souhaité cela

MOI : J'ai trouvé que cela serait moins pénible que de vivre

ELLE : Je vais me permettre une explication de texte pour que, dans l'avenir, une telle idée ne te revienne pas à l’esprit.

MOI : Je

ELLE : Chut, écoute la dame sagement

MOI : ...

ELLE : L'oubli tel que tu le décris peut sembler un refuge moins pénible et douloureux que la mort mais il comporte plusieurs étapes. Car vois tu, non les muses ne t'apparaissent pas pour t'emmener en quelconque lieu ou plan mystique. Au début les gens oublient des détails à ton sujet. Puis doucement, subrepticement ils en viennent à oublier ton nom, à ne plus remarquer ta présence. Tu te penses discret, tu t'imagines déjà roi des voleurs ? Oublie ce rêve ton existence s'effiloche et part aux quatre vents de la réalité. Le temps que tu prennes conscience de ton état, tu es néant. Mais conscient tu erres dans les méandres de ton propre esprit. Ta vie sur notre monde n'est qu'une trace de pas dans le désert un jour de tempête : effacée, annihilée, annulée. Et puis d'un souffle ton âme est balayée. Tes parents n'ont jamais eu d'enfant à ton nom, ton épouse n'a jamais été mariée, ton enfant n'est pas né. Paradoxes temporels dont elles n'ont que faire. Elles sont passées maîtresses dans l'art de les corriger

MOI : ...

ELLE : ...

MOI : ...

ELLE : ...

MOI : ...

ELLE : ...

MOI : Une question

ELLE : Oui ?

MOI : Pourquoi le suis tu ?

ELLE : Pour son impulsivité justement …

 

Et mon ange gardien virevolta et s’envola

Tag(s) : #Nouvelle

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