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Pour mon second jour je n’ai pas fait dans l’originalité : Ueno, Akihabara, Shinjuku, Ropongi. Et je peux vous dire que ça fait une journée plus que bien remplie. Impossible de tout faire en une journée, même une semaine serait juste, et encore en ayant toutes les infos, les coins à visiter. J’ai l’impression que même après des semaines passées dans le même quartier il m’en resterait à découvrir.

C’est surement la même sensation pour tous les touristes et voyageurs du monde, mais peut être un cran au-dessus pour le Japon … A peine un jour passé à Tokyo et j’ai l’impression d’être déjà amoureux du pays. Car il n’y a pas que le décor général, il y a les gens aussi, en 24 heures j’ai eu plus de marques de gentillesse, politesse, respect, dévouement qu’en un mois en France. En fin de journée j’ai voulu tester les bains publics, nommés Sentō. Comme le touriste lambda je me suis encore perdu. Et cette ci, le salut n’est pas venu d’une horde de bons samaritains mais d’une petite vieille sans âge tellement elle semblait avoir dépassé le concept même d’âge. Passé un certain stade les gens ne vieillissent plus il s’inscrivent dans l’intemporalité. La petite vieille était donc intemporelle défiant le temps, et l’espace aussi, car courbée à 90° comme elle l’était, Newton en aurait fait un infarctus. Elle a compris de suite que je cherchais quelque chose, a commencé baragouiné en japonais, enfin j’image que c’était du baragouinage. Sentant qu’elle me lâcherait pas et que moult personnes allait arriver au secours de notre discussion j’ai juste lâché un mot : Sentô donc. Elle m’a fait signe de la suivre, j’ai voulu prendre ces sacs de courses, a refusé, lui ai fait mon plus beau mime de : « Sérieusement ? » et a fini par mes les tendre. Elle m’a amené chez elle et je suis resté à prendre le thé, le tout dans un silence de temple entre deux étrangers ne partageant rien, pas même la langue. Le Thé ? Un thé vert japonais, ayant plus la texture de la soupe purée que du thé, un goût très surprenant.

Une fois cette intermède passé, elle s’est remise en marche, m’amenant jusqu’au Sentô. Ils sont barges dans ce pays. Tellement barges qu’en plus d’un bain froid, un chaud, un sauna, et des robinets pour faire sa toilette, le Sentô dispose aussi d’un bain électrique. Oui oui, un bain où des décharges (je ne trouve pas de meilleur terme) sont envoyées dans l’eau histoire de stimuler et détendre vos muscles. Personnellement j’ai pu y plonger à peine une jambe, j’ai eu l’impression qu’elle allait imploser.

Mais revenons sur mon début de journée, je vous parlerai de Roppongi et des russes plus tard dans ce chapitre.

Ueno, Akihabara, Shinjuku donc. J’ai tellement envie d’écrire à propos d’Igor et Sergei (si si) que je risque de bâcler un peu. Bâclons Akihabara. Si vous n’êtes pas ultra fan de manga, ni même de la culture Pop japonaise, je pense que vous pouvez passer votre chemin. Ce quartier est clairement le temple du manga, des jeux-vidéos et des figurines en résine. Les magasins sont comme les immeubles, en hauteur, chaque « salle thématique » est en fait un étage, et au dernier, le porn. Des mangas érotiques ou franchement pornos où on attire le lecteur avec des images de filles à peine pubère, voire pas du tout. Et autant le japonais peut paraitre réservé, autant dans les mecs rentre dans ces étages sans complexe et bouquinent tranquillou. Ce que j’y faisais moi-même ? Les indications étant écrites en japonais …

Ueno, c’est là où j’ai déjeuné, si le Japon sait mêler modernité et tradition, ce quartier sait faire de même avec tranquillité et animation.
Pour la tranquillité : le parc de Ueno (530 000 m² merci Wikipédia) avec son zoo et son musée (que je n’ai pas visités).
Pour l’animation, Ameyoko Cho, une rue marchande, pour ne pas dire avenue, des boutiques, partout, du monde, une fourmilière. Tout semble s’y vendre, et ici le client n’est pas vraiment roi. Le premier endroit où respect, politesse et bienveillance ne semblent pas être la sainte trinité, sauf si tu achètes sans tenter de négocier.
J’ai terminé avec le temple bouddhiste qui abrite une grande statue de Bouddha.

Shijunku est le quartier que vous voyez dans tous les films, vidéos, photos prises à Tokyo. Une véritable ville lumière. Un quartier d’affaire aussi et de commerces. On pense qu’il s’agit du quartier nocturne, mais on m’a gentiment aiguillé sur Roppongi. J’y ai visité le City hall, qui peut être comparée à la mairie si j’ai bien compris. 300m de haut, une vue imprenable sur Tokyo et surtout sur le palais impérial et son jardin, mais je devrais dire parc ou forêt. Comme je n’étais pas très loin, j’ai poussé vers la Tokyo Tower, la tour Eiffel rouge où les visiteurs sont entièrement enfermés. Peur des suicides ? Possible, tant le Japon semble être l’un des pays spécialiste de cet exercice. Là encore la vue est magnifique.

Ce qui nous amène à Roppongi. Quartier nocturne donc parait-il. Et oui c’est effectivement cela, boîtes de nuit, boites de strip, bars, pubs. N’interprétez pas mal mes mots, mais hormis dans les lieux touristiques, voir autre chose que des japonais est rare. Alors en sortant du métro, me faire alpaguer par 2 grands renois m’a un peu surpris, ils ont voulu m’emmener dans leur boîte de strip, et bien que décliant l’invitation ils ont joyeusement continué sur 20m, pour me mettre dans les pattes de deux autres tout aussi insistants. J’ai fait une erreur de débutant, accepté de leur serrer la main, qu’ils n’ont pas lâché tout le long de « l’invitation ». Il a fallu que je refuse 4 fois, que je leur explique pendant 3 bonnes minutes qu’à force de passer du temps avec moi qui ne rentrerait jamais dans leur bar, ils perdaient des clients potentiels, pour qu’ils me lâchent. Après j’ai juste tracé en ligne droite sans répondre aux autres rabatteurs.

Premier bar sympa, Dj, musique électro, mais que des habitués, difficile de me mêler et de m’intégrer pour la soirée.

Second bar introuvable, j’avais ouvrant fait un peu de repérage via mon guide touristique. Le troisième fut le dernier et le bon. Un petit pub qui ne payait pas de mine, 2 couples en salle, 3 mecs au bar, je me voyais déjà prendre un taxi une fois mon verre fini, ce sut sans compter sans le seul anglais aimant la France.

J’ai, sans le vouloir, piqué la place au bar qu’un mec parti vidé son trop plein de bière, un anglais donc, qui fut enjoué de découvrir un français à Roppongi. Un salary Man en voyage d’affaire à Tokyo, cadre sup, un mec charmant et pas encore bourré. Il a tenu à parler religion, histoire, Paris, culture, philosophie et Paris, géopolitique et encore Paris. Ce qui le tarabustait, c’était qu’il ne comprenait pas pourquoi nous, français, étions apparemment si populaires dans le monde alors qu’on avait mis sur la gueule de tout le monde depuis le moyen-âge. Les russes. C’est ça qui le travaillait le plus mon anglais. Pourquoi les russes nous kiffaient (d’après lui) alors que les anglais non. Je l’ai un peu titillé en lui parlant de De Gaulles, du fait que le Royaume-Uni était une succursale des USA. Ça lui a paru convaincant comme explication. Jusqu’au moment où j’ai vu deux russes (je veux dire par là des mecs avec des têtes de russes, des archétypes, presque des clichés) payer leurs consos pour partir du bar. En plaisantant je lui ai dit, de leur demander à eux la vraie raison de ce soi-disant amour inconditionnel.
Il s’est exécuté sans réfléchir, et les deux russes sont venus avec nous à une table au fond du bar et là … on a refait le monde. Sergei et Igor. On a commencé par évacuer le sujet habituel : nom, âge, qualité. Mes amis russes étaient dans l’import-export, me foutant un peu de leur gagne-pain, je n’ai pas creusé.

Long Island Ice Tea.

Education des enfants, Géopolitique.

Shots de Vodka.

Histoire, début du commerce d’import-export d’Igor et Sergei.
« Mais vous importez, exportez quoi ? »
« On est dans l’import-export »
« Ok j’ai compris, mais vous importez, exportez quoi ? »
« On est dans l’import-export »

Bières.

Philosophie, Musique, à ce moment Igor me parle de villes françaises dont je n’ai aucune connaissance, pas même les noms. Igor me dit que Sergei connait tous les réseaux fluviaux d’Europe de l’ouest.

« Mais vous importez, exportez quoi ? »
« On est dans l’import-export »
« Ok j’ai compris, mais vous importez, exportez quoi ? »
« On est dans l’import-export »

Rhums.

Les enfants de Sergei, Paris et spécifiquement place de la Bastille, le Japon, les japonais, et bien sûr les japonaises.

Shinkansens (Jaeger Bombs).

Sergei et Igor expliquent que bien que communistes, russes et chinois ont jamais pu se piffrer, d’où le choix de faire du commerce au Japon.

« Mais vous importez, exportez quoi ? »
« On est dans l’import-export »
« Ok j’ai compris, mais vous importez, exportez quoi ? »
« On est dans l’import-export »

Ok compris, j’abandonne tout en fantasmant sur ce qui remplit tes calles mon pote.

Une dernière bière.

06h15, on se lève, je me rassois, je suis fait, si j’arrive à prendre le métro ce sera en mode autopilote. L’autopilotage a fonctionner jusqu’à la station de Shinjuku où j’ai finis par tout vomir, dans des toilettes, je sais me comporter dignement en voyage.

Sept heures plus tard je me réveille presque frais (presque). Petit déjeuner à base de pains au melon. Et je surfe sur les sites de news pour me vider l’esprit et me décider de ce que je vais faire de ma journée.

En France, un député très connu s’est fait abattre, terrorisme ? Grand banditisme ? Le mec était un ripou, avec plus de casseroles au cul qu’une cuisine Mobalpa.

Mourir deux fois : Chap 16
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Tag(s) : #roman, #m2f, #mourir, #japon, #shinjuku, #ueno, #Roppongi

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