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Chapitre Quatre vingt onzième

Où l'on apprends rien des origines d'Umlaut (mais alors rien)

Oh tu va sûrement te demander pourquoi c'est à toi que je me confie enfin. En fait ce n'est pas la première fois, enfin disons qu'il a failli y avoir une première fois auparavant. Je me baladais en chantant lalala à travers les plaines de l'Est quand j’aperçus une caravane marchande.

Attention je te parle d'une époque que les gens de vingt ans ne peuvent pas connaître. D'une époque où la douce musique de la guerre n'avait point encore retenti à nos oreilles. Bref je m'égare. Donc la dite caravane était là et il devait bien y avoir deux ou trois pouilleux dedans. Bon moi, sympa, plus pour leur rendre service que pour me faire plaisir, bon, ben je charge et décapite la mère. Oui je t'ai pas dit c'était une famille. Et là Surprise le corps gigote encore. Me disant que bonne maman ne veut pas partir ainsi, je demande poliment aux mômes d'embrasser maman pour lui dire adieu. Normal ! Bon ben disons qu'il a fallu leur forcer un peu la main

Et là donc reste le mari qui me regarde, assis sur le bord de la route, limite prostré le gars. en pleurant toutes les larmes de son corps il me répète : Pourquoi ?? Pourquoi ??

Je m'approche de lui tout doucement. M'agenouille et lui dit de ma plus belle voix caverneuse : Tu aimerais savoir pourquoi ? Savoir pourquoi vous ? Pourquoi j'ai fait ça à ta femme ? Pourquoi Je vais faire ce que je vais faire à tes enfants ? A moins que tu ne désires savoir pourquoi je suis devenu ce que je suis. Et là tout tremblotant qu'il est, reniflant avec ce fin filet de morve descendant négligemment sur sa lèvre supérieur il me réponds " oOoUuUiIiIIiii"

Le problème avec le gueux de base c'est qu'il n'a aucune dignité. Alors que l'elfe, même à moitié mort avec sa famille violée à coups de manche de hallebarde, il continue à te maudire. L'elfe aime le sport ! Déjà qu'il passe son temps à courir à travers bois. Bon certains disent que "c'est rien que des Tapette en Collant" mais non ils aiment jouer à cache-cache c'est tout

Donc mon gueux, excuse moi hein, tout se mélange un peu dans ma tête, c'est le problème des psychotiques des fois on perds le fil. Bon, donc, je le regarde, sauf que lui il voit juste un gros casque immobile. Et là je lui réponds : Désolé mais je réserve mon histoire à des êtres plus évolués. Et là bim gros coup de hache dans sa gueule. AHHAHA Qu'est ce qu'on s'est marré ce jour là !

Oui ON, moi et mes personnalités multiples, mon crâne constamment assiégé d'idées inverses et de leurs contraires et tous ces gens qui me disent de me calmer. Ça a tendance à m'énerver. TU COMPRENDS !! M'ENERVER !! MOI !!

Ce que j'aime bien chez toi c'est ta capacité d'écoute. Me doutais pas que ça serait à ce point là !

Ça me rappelle la fois où j'ai fait une partie de pouilleux massacreur avec des potes dans un petit village. Tu connais ? Alors il te faut des cartes, des pouilleux et un massacreur. me suis dévoué pour tenir le rôle. Au début je gagnais pas trop me suis bien massacré la tronche. J'ai commencé par mes doigts de pieds puis par des scarifications me suis même brûlé le ... enfin ma ... bref je vais pas te faire un dessin

...

Tain Sigmund déconne pas !

Bon alors là tu vois ça c'est un tison brûlant et ça c'est ma ... ben hop le tison dessus et bim grosse brûlure ... Oh je sais ce que tu va te dire, que je suis diminué forcement. Que je ne suis plus vraiment entier. C'est vrai que depuis ... disons le franchement ... je n'ai plus les mêmes sensations ... j'entends moins bien

Mais après me suis bien repris et j'ai bien gagné. Il nous a fallu un tantinet d'organisation. Déjà empiler les carrioles pour bloquer les routes. Après foutre le feu à tout ce qui semble être en bois .... à tout en fait, et à ce moment là il reste toi, tes potes et les pouilleux au milieux de leur village en flamme duquel ils ne peuvent sortir, et là tu leur cours après en criant. "SI JE T'ATTRAPE JE TE HACHE". Et là tu as deux types de pouilleux, le pouilleux asthmatique et les autres.

Le lendemain matin on a fait un atelier d'art avec les corps. Perso j'ai crucifié un mec mais en le tordant un peu, comme ça, pour la déconne. Et puis y avait une vieille avec un petit chien. Disons que le chien s'est retrouvé dans la vieille

Mais bon on parle on parle, on se remémore les bons souvenirs et il se fait tard. Allez je dois y aller, j'ai encore des courses à faire et des gens à retrouver

...

...

Remarque pas que j'attende une réponse de ta part c'est vrai que la trépanation au marteau de guerre à ce petit inconvénient de rendre les gens un peu moins réactifs et causants

Chapitre Quatre vingt douzième

La duchesse se satisfit des réponses que nous lui apportâmes, réponses mises en formes par Shass. Comprendre édulcorées d’un certains nombres d’éléments sujets à questionnement plus poussé.

Mais elles semblèrent lui suffire puisqu’elle ne nous annonça qu’un détachement important de ses chevaliers nous accompagnerait.

Il est important de noter qu’à ce moment précis, nous ne lui avions pas signalé notre envie de continuer le voyage.

Quel but poursuivait-elle réellement ?

Espérait-elle une découverte lui permettant de renforcer son prestige ? Étais-ce juste pour tromper l’ennui que lui procurait son statut de noble dans un relatif trou paumé ?

Une raison cachée et plus obscure ?

Quelle importance au fond ?

Elle nous donnait ce dont nous avions besoin en ce moment précis : des hommes, une logistique au prix d’une liberté entravée. C’était presque gratuit étant donné le contexte.

Ces hommes allaient nous éviter nombre de désagrément inhérents aux longs voyages hors des routes commerciales, sans parler des amazones.

C’est dans un des chariots de la caravane que j’écris ces lignes. Nous sommes partis ce matin. Certes j’ai vu le passage d’Umlaut s’intercaler dans mon récit mais j’ai décidé de ne plus être surpris, de ne plus y prêter attention. Écris mon petit, amuse toi, au mieux tu remplis des lignes, au pire tu attires le regard de Clio sur toi. J’avoue que cela m’amuserait assez, tu n'auras pas le temps de nous retrouver

Le voyage promet d’être long. Il nous faut en effet remonter au nord-ouest, à hauteur de Thucydide en prenant soin de l’éviter, pour piquer droit sur le fameux désert. Je n’ai pas grand-chose à raconter des premiers jours. Hormis des amitiés naissantes entre notre groupe d’origine et les chevaliers de la duchesse. Un léger mieux dans les relations entre la néréide et la fée. Des histoires racontées au coin du feu lors des camps. Quelques parties de chasse pour ravitailler la troupe : une soixantaine d’hommes au total, 60 hominems pour être précis, et nous 4.

Deux villages qui nous ont demandé de régler leurs problèmes. Une troupe de bandit des grands chemins mise en déroute très facilement, eu égard aux forces en présence.

J’avoue qu’à mesure que le nombre de kilomètres se réduisait avec le désert, mon appréhension augmentait. Alors pour passer le temps je me mis à interroger Témor sur sa vie, puisque certains éléments semblaient digne d'intérêt.

« Et si on commençait par ma rencontre avec Spressenzideutche? »

« Je pensais plutôt à ce qui avait poussé un Krakan à voyager seul »

« Bien ! Va pour la rencontre avec la fée »

Et nous voici donc parti dans un récit entièrement rédigé par Témor.

Je vous passe la rencontre en elle-même : Une forêt, une fée, une araignée géante, des sorts aléatoires et un ou deux coup de masse. Après elle a tenu à m’emmener dans sa demeure. Je m'imaginais une Faérie : j'ai été surpris

« Mais bordel c'est quoi ce délire ? »

« Bienvenue chez moi, C'est joli hein ? »

« Euh ouais, si on veut, c'est .. comment dire ... euh ... conceptuel , ouais voilà c'est ça ... c'est quoi ? «

« Notre école bien sur ! Nous l'avons construite ... nous .... mêmes »

« Avec vos mains ? »

« Non bien sur , chihihihihi, avec nos pouvoirs ... »

« Ah la vache ... impressionnant »

« N'est ce pas hein ? »

« Mais vous avez fait appel à un architecte pour les plans ou c'est du fait maison aussi ? Non parce que je suis un peu du métier et ...»

« Fait maison bien sur, en plus pour je ne sais quelle raison les gens ne sont pas très ouvert à notre art »

« Tu m'étonnes ... »

« De quoi ? »

« Non rien je me disais juste qu'une cheminée c'est vertical et pas horizontal »

D : « Elle est verticale »

« Ah la vache il m a fait peur lui ! C est qui ? »

« Un de mes disciples ! Kyaaa comme c'est bon à dire : Mes disciples ! Mon école ! Ma méthode aboutit ! »

« Attends Témor, là j'interromps ton récit. Excuse moi, mais .. elle a des disciples ? »

«Ouais elle pensait qu'elle avait découvert un truc en magie, elle a donc quitté sa faérie, ou on l'a lourdée, je sais pas trop, et a trouvé des comme elle et s'est mise en tête de monter une école. C'est qu'après qu'elle a entendu parler de la guilde des aléatoires »

«Bien continue »

« Ouais donc tu disais que ta cheminée était verticale ? »

D : « Oui »

« Ah ?!? »

D :« Mais de droite à gauche »

« A plat quoi ... »

« Oui »

« Une cheminée à plat, quelle belle invention ! » qu'elle renchérit

« Ouais donc horizontale »

D : « Verticale à plat de gauche à droite »

« De droite à gauche ou de gauche à droite ? » il avait même réussi à perdre la fée

D : « De gauche à droite, un autre disciple vient de lancer un sort d'inversion de gauche droite »

Autre D : « Désolé voulait me faire cuir un œuf »

« Maintenant que tu en parles ... »

« Alors horizontale de droite à gauche inversée ! »

« Qué ? »

« Je tiens un registre de toutes nos inventions, j'ai donc répertorié cette nouvelle cheminée ! »

« Non mais c'est pas une invention c'est une connerie ! Une cheminée c'est verticale sinon comment tu veux que la fumée s'échappe ! »

D : « Verticale à plat de gauche à droite ! On vient de l'inventer ! »

« En plus y a pas de fumée ! »

« Hein ? »

« ben oui on y fait pas de feu ! »

« Hein ? Mais à quoi ça sert bordel ? »

D : « On a pas encore trouvé le sort pour allumer la cheminée »

Spressenzideutche : «Oui et de toutes façons on a pas de bois »

Témor : .... .. .. . .. .. . . . .. .. .

D : « Pas de bûcheron , pas de sort »

«Mais vous vous chauffez comment ? Pour votre nourriture vous faites comment ? HEY Autre disciple tu fais comment pour ton œuf ? »

Autre D : «Ben au loup ! »

«Oui au loup »

D : «Effectivement , au loup fallait demander , c'est logique »

«Alors toi et tes trucs logiques .... c'est quoi cette histoire de loup »

«Ben l'autre jour on a été attaqué en forêt par un loup »

«hmmm hmmm »

«Alors on a voulu le moutonner »

D : «C'est à dire le transformer en mouton »

«Jusque la ok, en plus c'est drôle »

«Drôle ? »

«Oui, un loup en mouton ..... enfin bref laisse ... »

«Et en fait on l'a pas transformer »

«Bon la rien d'étonnant non plus »

«Par contre nous nous sommes rendu compte qu'il avait l'esprit d'un mouton et qu'il crachait des flammes sur commande ! »

«Mais où je suis moi putain .... »

«En plus on peut jouer avec ses grosses babines !!!!! Sans danger !!! On pourrait en faire plein et inventer un marché de MOOSHIIMMOOO avec des machines a MOOOSHIIIMOOOO !!! »

«Euh rassurez moi, vous consultez ? Hein dites non parce que là ...

«Ah mais oui nous consultons, pour tenter de trouver comment allumer notre cheminée »

«Sans bois c'est moins facile tout de suite »

«Même sans, nous avons déjà lancé , dans cette cheminée : 3 sorts de soins des blessures légères mais pas trop, 2 invocations de chou fleur de Pilsos, 3 sorts de nettoyages des cheminées verticales »

D : «Qui n'a pas marché étant donné que c'est une cheminée verticale à plat de gauche à droite inversée «

«Effectivement, ainsi qu'un sort de tremblement de terre, 18 explosions sonores, une invocation de nécropole »

«Hein ? »

«Oui un jour on a lancé un sort et nous n'avons pas vu de résultat , par contre quelques heures après une nécropole volante est arrivée au dessus de Erebos »

«Vous me faites marcher, le massacre par les hordes mort-vivantes c'est pas vous, c'est un hasard , hein ? Dites dites »

« Tu déconnes ? C'est pas eux ? »

« Tu as finis de m'interrompre ? »

« Pardon »

D : «On sait pas , on fait de la magie aléatoire , alors les sorts et les effets ... »

«.... ça dépend des jours .... »

«Mais où je suis moi putain ... ».

«Ben ... à mon école ... Allez viens rentrons ! »

«J'y vais, j'y vais pas, j'y vais, j'y vais pas, j'y vais, j'y vais pas ... »

D : «Tu veux qu'on tire a pile ou face ? »

«Au point ou j'en suis »

D : «Attention je jette ! ..... JOKARI »

« Comment ça jokari ? »

D : «J'ai jeté un sort de pile ou face ça m'a donné Jokari »

«..... »

Entrant dans la demeure

« Ah la vache ! »

«Que t'arrive t il ? »

«Non rien c est votre bureau d'accueil là »

«Oui ? »

«Ben il est normal !!! le PREMIER TRUC NORMAL DANS CET ASILE !! »

«Euh oui , enfin c'est a dire que »

«Non mais y a tout quoi, le bureau, l'hôtesse d'accueil, un registre, un bloc note pour prendre des notes sur un bloc, des plumes, de l''encre et même un dong qui fait gong »

D : «Une sonnette qui fait dring plutôt»

«Oui en fait elle»

«Une vraie sonnette qui fait vraiment dring ? Dans cette casbah ?

D : «Essayez»

DRING ! DRING ! RE DRING ! et RE RE DRING !

«Bon sang même ça c'est normal pas de coup fourré ! Je retire ce que j'ai dis vous êtes pas totalement anormaux, ça me rassure»

D : «Merci»

«Merci, et donc je te présente notre hôtesse d'Accueil : Martine»

Martine : «Bonyour !»

D : «Salut Martine»

«Euh ouais ouais salut c'est ça»

Martine : «Visite ou nouvel étudiant»

«VISITEUR ! »

D: «Pas la Peine de crier »

«Euh oui pardon .. visiteur, définitivement visiteur, visiteur quoi, le mec qui visite et qui .. repart .. à un moment ... pas trop éloigné … de maintenant »

Martine : «L'émotion sans doutes»

«Sûrement»

«oui ... ou la peur ... mais vous n'êtes pas une quich ... mais vous n êtes pas mage aléatoire vous même ?»

Martine : «Si si, d ailleurs j'ai lancé mon nouveau sort ce matin

«(je veux pas savoir, je veux pas savoir, je veux pas savoir, je veux pas savoir, je veux pas savoir, je veux pas savoir)»

Martine : «...»

«...»

D : «...»

«Et c'est quoi ce sort ? »

Martine : «Un Sort de Polymorphie Inversé»

«Hmm hmm»

«La polymorphie c'est le fait de changer de forme comme on veux on peux prendre la tête de son voisin ou d'une personne célèbre ...»

«Et tu as pris la tête de qui la ? »

Martine : «La mienne»

«Hein ...... ? Mais c est débile ! »

«Mais non c'est génial ! On la confond avec elle même ! Elle est incognito ! »

Martine : «Et personne n'y avais jamais pensé ! »

«Il faut que je répertorie cela aussi : Polymorphie Inversée !»

«Euh .. Excuse moi, mais tu répertorie vos inventions ou tu fais un recueil de blagues pour un Best Of spécial Jour de l'An ? »

Martine : «La Polymorphie n'est pas tout»

«Tiens tu m'étonnes, si si, tu m'étonnes»

Martine : «Il y a aussi le jeu d'acteur, il faut rentrer totalement dans la peau de son personnage»

«Oui ! Par exemple si on discute avec elle on croit vraiment que c'est elle, c est dingue non ?»

«non»

Martine : «Attends je vais lui montrer. Bonjour Témor»

«Salut Martine »

Martine : «Comment allez vous Témor ?»

«Je vais bien Martine»

«Tu vois ! Tu lui parle comme si c'était elle ! C'est formidable comme sort !»

«Non mais c'est complètement con, vu que c'est elle !»

Martine : «Laisse Spressenzideutche, je suis tellement bien dans mon personnage, qu'il ne voit pas la différence»

«Mais putain arrêtez de me prendre pour un con ! Tu te transforme en toi, en fait tu te transforme même pas ou alors c'est pareil alors y a pas de différence, arrêtez de jouer au jeu du "oh oh oh je me transforme en moi , je ne suis pas la même personne comme c est rigolo !"»

D : «Il craque»

Martine : «De toute évidence»

«Tu voudrais te reposer ?»

« ... je ... j'en peux plus la ... je suis fatigué .... je me sens pas bien ... je crois que je vais rentrer chez moi ...»

«Ah non pas question ! On a des dortoirs reste ici pour la nuit ...»

«Je sais pas si c est une super bonne idée »

«Mais si c'est même moi qui ai décoré le dortoir»

«C'est bien ce que je dis, c'est pas une bonne ...»

«Avec plein de peluches qui ont des têtes bizarres et qui sont super mignonnes tellement elles sont RI DI CULES et des gros nez ! OHHH OUIIII plein de gros nez ! »

« ... des grosses babines ouais ouais on sais on sait, bon ok je vais me pieuter , ça sera bien la première fois que j'échappe a un cauchemar en me couchant »

« Et cette nuit là j'ai fais des rêves super étranges, à bases de nains sur des poneys qui jouaient de la cornemuse »

« Les nains ? » lui répondis-je

« Non les poneys ! »

« Ah oui effectivement »

« Je suis resté deux ou trois jours et puis on a entendu parlé de la guilde des mages aléatoires par un coursier invoqué lors d'un test de sort d'allumage de cheminée verticale à plat de gauche à droite inversée. Alors on est parti avec ma copine »

« Ta copine ? De ton récit je comprends que tu était des plus … sceptiques et par des plus amicaux, on pourrait croire que c'est Shattasman qui vient de me raconter sa rencontre avec Spressenzideutche »

« Je vois pas en quoi, c'est ma copine la fée »

Et sur ces mots, il parti rejoindre un des feu de camps pour manger un morceau. C'est alors que je remarquai la présence de la fée, à quelques mètres de moi.

« Tiens tu étais là ? Témor vient de me raconter votre rencontre »

« J'ai entendu la fin oui »

Elle se mit à dandiner, comme si elle avait quelque chose à dire mais qu'elle n'osait pas

« J'ai quelque chose à dire mais je n'ose pas »

J'avais donc bien deviné

« Il se pourrait que pendant une nuit, Témor ai subi un sort, disons … aléatoire »

« il le sait ? »

« Non et il faudrait qu'il ne le sache pas »

« Mais quel genre de sort »

« Disons que depuis, il est très attaché à moi. C'est pour ça aussi que j'ai décidé de quitter mon école, enfin ça et le feu qui a fini par prendre dans la cheminée, puis dans l'ensemble de l'école. Témor avait raison, une cheminée verticale c'est bien mieux. »

« Mais il ne s'en souvient pas ? »

« Disons qu'il a oublié »

« Oublié ? »

« Non non juste oublié, un sort d'amnésie classique, en tentant d'éteindre le feu »

« Ah oui, suis-je bête »

« Tu ne lui diras rien hein ? »

Non mais je vais quand même l'écrire si tu n'y vois pas d’inconvénient ?

Chapitre Quatre vingt treizième

Dans toute expédition de ce type, il y a des rôles très précis. Il ne s’agit pas juste de 60 bonshommes en armure chevauchant joyeusement dans les forêts, les plaines jusqu’au désert.

Il y a les officiers bien sûr, mais aussi des soigneurs dont j’espère ne pas avoir besoin, des intendants, pour nourrir et équiper et parmi les combattants : du gros bœuf, ne vous inquiétez pas, mais aussi des veilleurs, des pisteurs.

Témor s’était rapproché de l’intendance : arme, armure, bouffe, il ne perdait pas le nord et restait égal à lui-même. Point d'érudit, hormis Shattasman qui restait le plus souvent dans un chariot à compulser certains écrits. La température augmentant, le voyage ne se poursuivait pas de la plus agréable des manières pour une néréide. La fée ? Elle virevoltait bien sûr, dans une nonchalance proverbiale.

Pour ma part, je m’étais lié d’amitié avec l'un des éclaireurs, sympathique mais pas des plus malins. C'est lui qui me renseigna sur les us et coutumes de la vie en expédition : le rationnement, la chasse, le boulot de chacun et surtout des éclaireurs, les tours de garde la nuit. Je découvris alors que lorsque notre petit groupe était sur les routes, nous étions une belle bande d'amateur. Nous ne nous soucions pas de poser des pièges sonores pour nous prévenir d'intrusion, assez moyennement des tours de garde et pas du tout d'une quelconque disposition stratégique de notre « caravane ». Ainsi disposions nous les chariots en cercle pour camper à l'intérieur et dans des coins nous permettant de voir les alentours sans être forcement très visibles de loin. Simple, logique une fois qu'on le voit.

C'est aussi lui qui me raconta l'histoire de la compagnie de chevaliers du duché. Elle est née avec le duché pour faire respecter ses lois mais aussi ses frontières quitte à les agrandir un peu. Composée de nobles ou d'anoblis pour fait héroïques (ou politiques aussi un peu, n’embellissons pas trop les choses) elle s'est ouverte, au fil du temps à des hommes de … métiers, dirons nous, faisant profiter de leur expérience l'ordre qui en manquait un peu.

Retraite dorée pour vieux mercenaires, certains ne se cachaient pas pour exprimer leur joie de retourner sur les routes de l'aventure. Les chevaliers étaient donc séparés entre les vieux de la vieille aux anges de partir pour un dernier baroud d'honneur et les vieux de la vieille désespérés à l'idée de quitter le duché. Témor s'était fait des potes dans le premier groupe, Bob était lui même le cul entre deux chaises car oui mon pote éclaireur s'appelle Bob. Et nous discutions le soir lors des camps vu que le jour il tenait son rôle d'éclaireur, chevauchant à quelques kilomètres en avant du peloton.

Et c'est par un bel après-midi aride, qu'arriva le premier danger. Nous vîmes revenir Bob et ses collègues au triple galop.

«TEMPETE ! »

« Tempête ? » interrogeais-je

Shattasman m'apporta réponse : « de sable »

Bob passa en revue tout le cortège pour répandre l'alerte

« Et c'est si grave une tempête de sable ? » demandai-je naïvement

« Oh que oui » me répondis Témor

« Ah »

« Et là, on est dedans jusqu'au cou »

« ? »

« On doit trouver une cuvette pour abriter toute la compagnie dedans, mais là on est sur du plat, on trouvera rien avant des kilomètres. » m'expliqua-t-il.

Shass ne nous rassura pas : « Les soldats n'ont pas l'air très habitué à ce genre de désagréments, il va falloir les guider »

Témor attrapa littéralement un des éclaireurs qui portait la nouvelle, manquant, par là même, de le désarçonner.

« De quelle couleur ? »

« Qué ? »

« De quelle couleur ta tempête soldat ? Sombre ou claire ?»

Bon, d'accord, sombre et clair ne sont pas des couleur, mais ne pinaillons pas pour si peu.

« Claire ! »

« Bon c'est déjà ça »

Témor mis son bœuf au … galop (?) pour enjoindre la caravane à former un cercle. Shattasman, quant à elle, distilla les directives :

«Chevaux dans le cercle, attachez les et tentez de les coucher et de leur protéger leurs orifices. »

Voyant un soldat esquisser un rictus

« Non pas leur anus … abruti » Elle continua

« Trouvez de quoi vous couvrir nez, bouche et si possible oreilles et yeux. Ne montez pas dans les chariots, face contre sol et fermez les eux. Ne bougez que si la tempête est passée ou que l’endroit où vous vous trouvez est menacé. »

Je me couchai gueule dans le sable et tête masquée d'un tissu déchiré, et nous attendîmes que la tempête vint. Et la nuit fut, dans un brouhaha terrible, une fin du monde apportée par Éole dieu des vents.

Le temps passa mais pas la tempête. Une éternité , nous sembla-t-l, compressée en quelques dizaines de secondes.

Moralité, il n'y a pas que l'intelligence de Témor qui soit relative et variable, la notion du temps aussi.

Mais je suis méchant avec mon compagnon car nous nous en sortîmes bien grâce à lui et à Shattasman.

Certes, quelques hommes se relevèrent, à leurs frais, avant que la tempête ne soit passée. Certes quelques chevaux réussirent à se libérer, s'enfuir et sûrement mourir. Un chariot se retourna, mais dans l'ensemble l'épreuve passa sans trop de bobos

Chapitre Quatre vingt quatorzième

Le voyage s’arrêta le temps de nous remettre de cette petite mésaventure. Les éclaireurs tentèrent de rattraper les chevaux qui avaient réussi à s’enfuir, mais ils durent se résoudre à achever les deux blessés retrouvés. On releva un chariot tombé à la renverse et soigna les quelques idiots téméraires.

Je fis ensuite amende honorable auprès de Témor. Comme il me l’avait lui-même reproché, j’admets que je l’ai souvent ridiculisé dans mes écrits, forçant un peu le trait.

Un peu est le juste terme, étant donné les sorties de niveau mondial qu’il a tout de même pu nous faire. Et Shass est bien pire que moi avec lui … non mais. Et si on lui ajoute Spressen …

Mais je remarque que je ne tiens pas assez compte de son vécu. Il a peut-être évité le pire à cette caravane de débutants. Les hommes de la duchesse ont une expérience certaine du combat mais pas de la survie en milieu hostile.

« Merci Témor »

« De ? »

« J’ai le sentiment que sans Shattasman et toi, le bilan aurait pu être bien pire. »

« Bah c’est rien, je connais un peu le désert. »

« Les Krakans sont nomades il est vrai »

« Ouep » désabusé ?

« Mais pourquoi avoir demandé la couleur de la tempête ? »

Et c’est ainsi qu’il, m’expliqua que la teinte donnait une idée de la densité de sable, de sa finesse.

Claire ? Sable fin et léger, on risque d’être asphyxié.

Sombre ? Des éclats de métal vous labourent la couenne, vous déchirent les chaires

Et le désert abrite moult autres dangers : Charognards, amazones, mirages, tribus de pillards, amazones, températures variant d’un extrême à l’autre, absence d’eau bien évidement, amazones, on parle même d’animaux géants : vers de sables, scorpions

J’ai pu évoquer ce dernier point avec Bob et ses éclaireurs.

« Des animaux géants ? Vous êtes sérieux les gars ? »

« C'est ce qui se dit en tous cas »

« Des rumeurs tout au plus »

« Ouais comme les hommes-chats »

Touché

« Mais tu ferais quoi, en tant qu'éclaireur, si on en rencontrait un ? »

« Dur à dire. Déjà faut pas flipper, et se barrer en courant sinon c'est la mort assurée. Quand je suis face à une situation inconnue je repense à mon père. A ce qu'il aurait fait, c'est lui qui m'a appris à éclairer »

« Il était lui même éclaireur ? »

« Non, enfin si … mais dans sa jeunesse, il a du réorienter sa carrière »

« Un problème de luminosité sûrement ! » s'esclaffa Shattasman

Étant donné que personne à part elle et moi ne savait ce que luminosité voulait dire, sa blague tomba à plat … sauf pour elle qui frôla la crise d’asthme à rire comme elle le faisait encore quelques minutes après.

« Tu sais ce qu’aurait dit mon père face à un tel monstre? »

« Euh non … »

« Gniaaia blobgbloubloum »

« … »

« Il était appât pour monstre marin. »

« … »

« Il était manchot »

« … »

« Et cul de jatte »

« … »

« Du coup il faisait super bien l’appât »

« ... »

Fin de l'échange

Nous reprîmes le chemin de nos aventures le lendemain. Espérant que les futures péripéties ne nous obligeraient pas à des arrêts imprévus. Se ravitailler dans ce désert paraît impossible.

« Sauf si on chasse la wyverne »

Hein ?

Shattasman me surprit, lisant par dessus mon épaule, me rappelant ainsi la quête du « collectionneur »

« Non ça ira, au pire on se rationnera »

« Tant pis »

Bob nous revint, comme l'avant veille, avec ses collègues, toujours au triple galop.

« Nuage ! »

Bon déjà, c'est mieux que tempête me dis-je. Limite petite joueuse la météo, sur ce coup là. Témor se mit à ma hauteur

« On a des visiteurs »

Je le laissai continuer

« Ça peut être des pilleurs des sables »

Il fit une nouvelle pause

« Ils suivent les tempêtes, pillent les morts et achèvent les survivants »

Mon compliment de la veille l'avait galvanisé. Il se comportant en sage, expert.

« Ils sont un peu en retard non ? » Lui demanda de manière purement réthorique Shattasman

« Ouaip, c'est pas eux »

Ils se regardèrent quelques instants, me regardèrent ensuite.

« Chaton, sois mignon, met une capuche et cale toi au fond de la carriole »

Je m'exécutai, ayant deviné de quoi il retournait. Putain, putain de chié, des salopes d'amazones à coup sûr. La caravane se resserra, plus question pour les éclaireurs de s'écarter. Nous ralentîmes considérablement notre vitesse et Témor se mit de front bien évidemment.

Je me risqua à regarder à l'extérieur que lorsque notre convoi se stoppa complètement.

Effectivement, il s'agissait d'un continent de chasseuses. Et tandis qu'elles discutaient avec le capitaine des chevaliers, Shattasman et Témor, deux se détachèrent, se baladant entre les chariots et les hommes pour nous inspecter.

Épées en mains, dissimulées par des couvertures

Une d'entre elle, vêtue d'un thoab (une sorte de robe recouvrant l'ensemble du corps) et d'un turban tous deux de couleur sombre (comme ses sœurs) s'aventura près de mon chariot. Je pris garde de toujours lui présenter l'arrière de ma tête encapuchonnée

L'esprit en éveil prêt à la repousser d'une décharge mentale.

Je sentis son regard sur ma nuque. Elle me trouvait louche, je le sus immédiatement.

J'allais lui bondir dessus à cette sauvage.

Elle ne pris pas la peine d'utiliser son dialecte tribal pour appeler sa chef. Elle voulait que je la comprenne.

« Première sœur ! Il en ont un ! »

Là ma grande tu vas prendre cher.

La première sœur, que j’entre-apercevait, dis deux mots à nos trois représentants et il se mirent à tous venir vers moi

Témor, en un coup pleine tête je te prie.

A portée, la première pute s'exprima à haute voix

« Que votre … ami ? Ne s'inquiète pas nous ne sommes pas intéressées par sa pelure »

J'estimai nos chances au combat, nous n'étions pas en infériorité, au pire à armes égales, je décidai donc de leur tenir tête. En commençant pas me découvrir complètement la gueule.

« L'inquiétude n'est pas de notre côté » lui lançai-je.

Regard désapprobateur de Shattasman. Pour une fois ce n'était pas Témor qui envenimait la discussion.

« Que votre animal ne fasse pas trop le beau non plus » dit-elle en regardant Shattasman. Puis à mon égard :

« Vos compagnons nous ont succinctement expliqué les raisons pour lesquelles vous étiez en train de traverser le désert en plein milieu de notre territoire. »

Et sans me laisser le temps de répondre :

« Vous êtes à la recherche d'une légende ancienne. Un endroit oublié qu'on nomme à demi mot dans les contes du désert pour effrayer les enfants »

Que vous enlevez à leur parents, saletés. Mais je gardai cette réflexion pour moi en revanche.

Shattasman reprit les explications :

« Elles nous ont demandé la raison de notre voyage, et lorsque nous leur avons parlé d'une très grand tombeau caché et très ancien, elles nous ont fait part de légendes anciennes qui pourraient correspondre »

« La coïncidence paraît grossière » lui répondis-je en regardant du coin de l'œil les amazones avec méfiance

Je n’eus que du mépris comme réponse.

Témor intervint à son tour

« Elles vont nous guider »

Étais-ce moi qui faisais preuve d'une paranoïa décuplée en présence de mes ennemies héréditaires ? Après tout, les autres peuples ont tendance à penser que les amazones sont de confiance. Mon peuple doit effectivement être dans l'erreur.

Hormis le fait que nous soyons a priori les seuls à les haïr, avec les gorgones et les elfes noirs peut être, qui soyons honnêtes ne sont pas les races les plus appréciées et loyales de notre monde, les amazones pratiquent la chasse au Félis, qu'on peut, mais il y aurait débat avec elles, assimiler à une chasse à l'homme. Ainsi que l’enlèvement d'enfants donc, dont je parlais plus haut dans ce chapitre. Et oui les femmes ne se reproduisent pas sans homme, et celles-ci sont suffisamment fanatiques pour refuser de se faire toucher, même pour perpétuer la population. Et comme les villages ciblées ne disposent d’aucune protection et encore moins de moyens d'aller chercher les bébés …

En conclusion, ça doit effectivement venir de ma condition de Félis de n'avoir aucune confiance en un peuple de chasseuses, tueuses, ravisseuses de nourrissons.

« Shass, toi qui fit preuve de tant d'esprit de déduction, n'y a t-il rien qui te choque ? » lui fis-je sans être gêné le moins du monde par la présence des amazones dans la discussion.

« Bien, nous sommes à la recherche d'un tombeau, ou d'une bibliothèque »

« Ou d'une cathédrale » la coupai-je

« Ou d'une cathédrale effectivement, et donc ce bâtiment, serait, selon toute vraisemblance, cachée, car ensevelie, dans ce désert qui s'étend à perte de vue »

« Battisse » la repris-je « dont nous avons entendu parler uniquement par un immortel potentiellement cinglé, ayant appartenu à un ordre de chevalerie effacé des annales par, semblerait-il les muses elles-mêmes »

A ces mots je mis, discrètement les mains sur mes armes

Shass enchaîna :

« Muses qui ont tenté, du moins selon les moyens employés, de nous faire dévier de notre route, nous tuer et nous oublier. »

Shass, se mit à regarder du coin de l’œil les amazones puis Témor avec un peu plus d'insistance

Le duo continua :

« Et sur ces faits, alors que nous sommes au beau milieu de nulle part »

« Mais suffisamment proche d'une de nos garnisons » précisa la première sœur

« Mais suffisamment proche d'une de vos garnisons, enfin sûrement, il faut dire que c'est assez mal indiqué dans le secteur. »

Témor avait compris et massa langoureusement son énorme … arme à deux mains.

« Et donc, au beau milieu de ce nulle part proche d'une garnison, voilà que par chance, pour nous, un contingent d'amazone arrive et nous offre son aide … au bout de quoi … 6 ou 7 minutes ? »

« J'aurais dis 4 » me corrigea Shass

« Le temps semble plus long lorsque Félis vous avez une amazone qui tourne autour de votre caserne »

« La relativité du temps au sujet de laquelle tu écrivais il y a quelques jours encore » badina la néréide.

« Mouais, faudra penser à arrêter de lire au dessus de mon épaule aussi »

« Et pour finir les amazones sont très religieuses »

« Très, dévouées à Erato »

« Qui n'est pas la plus vindicative »

« Peut-être même la moins »

« Sinon je peux lancer un sort ? »

Même Spressenzideutche avait compris

« MOURREZ INFIDELES » hurla la première frangine.

De mon chariot je bondis sur celle-ci, qui eu l’amabilité de tomber à la renverse, de ce que j'entendis, la masse de Témor désarçonna une autre des sœurs et la bataille éclata. Je savais mon adversaire terrible, elle me repoussa à l'aide de ces jambes et par un simple saut, se remis debout et se mis en garde à l'aide de sa lance.

Lances contre épées en combat rapproché, elles ne partaient pas gagnantes, mais l'effet de surprise jouait pour elles.

Alors oui la première sœur me tint à distance, para mes épées une demi douzaine de fois, mais ne fut pas des plus menaçantes non plus, d’autant que j’eus la bonne idée de rester très proche d'elle.

Je vis Témor enfoncer une cage thoracique de plus, je vis shass se cacher, ses talents liés à la sphère de Neptune ne lui seraient d’aucune aide dans ce désert et je vis un autre nuage de sable se former à quelques mètres de nous, et je vis les amazones beugler. Un putain de scorpion géant !

« Bob ? »

« Euh … Gniaaia blobgbloubloum ??» tenta-t-il

Je cherchai Spressen pour l'enjoindre à lancer son fameux sort mais sur la bestiole.

« En fait le scorpion c'est moi » nous avoua-t-elle

Celui-ci mis les amazones en fuite, puis revint à sa taille d'origine. Dans un concert de cris des deux camps, personne n'osant attaquer le monstre.

Au final Témor eu l'avant dernier mot en écrasant de sa botte le pauvre insecte qui nous avait pourtant aidé malgré lui .

Le dernier mot fut pour moi. La première sœur, au cœur de la bataille ne peut s'enfuir avec ses copines. Nous la fîmes prisonnière.

Chapitre Quatre vingt quinzième

Comme vous l'avez constaté depuis le début, j'ai parsemé mon ouvrage des récits des disparitions divines causées par les peuples de notre monde. J'ai, à chaque fois, attendu que nous vivions ou évoquions un épisode avec un de ces peuples pour, via une transition habile, relater le blasphème associé.

Il faut donc maintenant que je me fasse violence pour vous narrer le chapitre concernant les connasses les amazones. Alors allons y, plus vite commencé, plus vite fini.

Les amazones ont toujours été dévouées à la plus grosse raclure que l'Olympe ai abritée : Hippolyte. Le tout dans une ambiance de lesbiennes hystériques : l'équilibre de la nature tout ça tout ça. Équilibre de la nature que certaines respectait en chassant tout ce qui bougeait

Hyppo trouvant ça moyen moyen, fit la morale à ses ouailles entraînant une guerre de clans. Celui d'Hyppo perdu, son culte abandonné, plus de croyant, disparition, fin de l'histoire.

Si une « divinité » n'est même pas capable de mater trois gonzesses en slip …

Chapitre Quatre vingt seizième

Dans un chariot faisant route au ralenti vers l'inconnu 


MOI : Elle est à moi

ELLE : Non

MOI : En fait si

ELLE : Non Non

MOI : Attends ...

ELLE : Hum ?

MOI : Ah oui c'est bien ça que je pensais : c'est toujours si

ELLE : Vas tu la travailler ?

MOI : Si par travailler tu sous entends torture la réponse est oui

ELLE : Et tu comptes obtenir des réponses ?

MOI : Des ? Réponses ? Pourquoi ? Il fallait poser des questions ?

ELLE : Pour avoir des réponses en général oui

MOI : Ah ? Et jute pour la beauté du geste ?

ELLE : Arrêtes, tu vas y perdre ton âme


Haussement de sourcil


ELLE : Oui, c'est une athée telle que moi qui te dis cela. Mais ne t'y trompes pas, tu vas y perdre une part de toi

MOI : Mais ce que je vais y gagner ...

ELLE : Rien, tu vas lui péter quelques doigts et orteils, peut-être une rangée de dent, lui ôter un organe, et puis quoi ?

MOI : Attends, tu as été trop vite j'en suis à « rangée »

ELLE : Elle sait des choses, laisse moi faire

MOI : Je veux la tuer, et qu'elle souffre. Et pas dans cet ordre bien évidemment

ELLE : Bien évidemment, mais laisse moi gérer

MOI : ...

ELLE : S'il te plait


Elle se retourna vers la première sœur qui avait assisté à tout notre échange


ELLE : Je crois que tu as, à peu près compris le contexte

ELLE, enfin l'autre elle : ...

ELLE : Quel est ton nom au fait ?

L'amazone : ...

ELLE : Tu peux au moins nous dire ton nom non?Tu ne vas pas trahir un secret d'étât

MOI : Ou alors on lui en donne un

ELLE : Il va t'humilier, tu as envie de te faire humilier par un Félis ?

La première sœur : Lieth

ELLE : C'est mignon Lieth, il ne fallait pas avoir peur de nous le donner

LIETH : ...

ELLE : Bon Lieth, ma petite Lieth, nous devons avoir une petite discussion

LIETH : ...

ELLE : Pardon, il est vrai que tu as tes petites responsabilités, un rôle de chef, je te rabaisse, je m'en excuse.

LIETH : ...

ELLE : Sincèrement

LIETH : ...

ELLE : Bon, il va falloir nous dire où es le bâtiment que nous cherchons

LIETH : Jamais

ELLE : Au moins tu parles c'est déjà ça.

LIETH : ...

ELLE : Mais tu va nous le dire, ça je peux le prédire.

LIETH : ...

ELLE : Tu vas nous le dire parce que je vais te convaincre de le faire.

LIETH : ...

ELLE : Et car si je n'arrivais pas à t'y convaincre mon ami Félis ici présent te travaillera pour que tu lui dises. Et tu lui diras, car la douleur l'emportera sur ta fierté

LIETH : J'aimerais voir ça

ELLE : Non tu n'aimeras pas, mais nous n'en arriverons pas là, rassures toi. Je t'aurais convaincu avant.

LIETH : Essaie

ELLE : Avec joie, mais ne m’interromps pas, tu parles bien trop je trouve

LIETH : ...

ELLE : C'était ironique Lieth

LIETH : …

ELLE : Bien, vous avez perdu ce combat, d'une part parce que notre mage aléatoire a encore fait des siennes, mais aussi parce qu'on vous a forcé la main pour nous attaquer. Si nous ne l'avions pas fait vous auriez attendu un bien meilleur moment, en nous amenant au dit bâtiment par exemple. En nous laissant y entrer en en laissant ce qui s'y trouve faire le sale boulot.

LIETH : …

ELLE : Ou en nous attaquant dans le dos. Bref vous n'avez pas choisi votre moment.

LIETH : …

ELLE : De ton groupe il y a des survivantes, survivantes qui vont retrouver un de vos camps, le message va passer et tes sœurs vont nous chercher, te chercher, et où vont aller tes sœurs à ton avis ?

LIETH : ...

ELLE : Allons, Lieth, un peu de jugeote, joue le jeu aussi ! Il n'y a que deux choix : Tourner dans le désert en espérant retomber sur nos traces, que nous risquerions de couvrir d'ailleurs

MOI : D'ailleurs ...

ELLE : Ou second choix, nous attendre à notre destination supposée

LIETH : ...

ELLE : Tu vois bien que nos intérêts convergent, nous devons y aller pour que tes sœurs remplissent leur mission

LIETH : ...

ELLE : ...

LIETH : ...

ELLE : ...

LIETH : ...

ELLE : Non mais arrête là c'est chiant, en plus je connais Reï il va tout retranscrire rigoureusement , on va croire qu'il fait du remplissage

LIETH : Je vous guiderai

ELLE : Merci pour ses lecteurs


Sautant du chariot pour en rejoindre un autre


MOI : Tu as fait appel à son bon sens et son intelligence

ELLE : Oui et c'est sa bêtise qui nous nous a répondu

MOI : ?

ELLE : Tu veux te débarrasser d'un groupe de voyageurs plus ou moins perdus dans le désert et tu te sais condamné : tu les laisses tourner en rond en attendant que leurs vivres et réserves d'eau disparaissent, ou qu'une nouvelle tempête de sable finisse par les ensevelir ? Ou bien tu les emmènes là où ils rêvent d'arriver ?

MOI : …

ELLE : Exactement c'est une petite idiote

Chapitre Quatre vingt dix-septième

Shattasman fit le reste du voyage avec l'amazone. Pas pour la surveiller, deux soldats s'en chargeaient avec plaisir. Mais pour obtenir le plus d'information possible.

Sur quoi ?

Sur tout.

Les Muses, l'ordre oublié, les Félis, le raisons de leurs chasses, notre point d'arrivé, leur civilisation, leur histoire, comment survivre et construire dans le désert, leurs us et coutumes etc …

Il semblerait ainsi que, contrairement à ce que que j'ai pu écrire précédemment, l'enlèvement ne soit pas une méthode habituelle, ainsi recueillerait-elles les orphelines et les abandonnées. Vous savez quoi ?

Je n'y crois pas et je m'en tape.

Je m'en tape de leur culture, des raisons qui les poussent à traverser une mer pour nous chasser dans nos grottes. Ce qui m’intéresse bien plus, c'est pourquoi les Muses semblent en avoir fait les gardiennes de ce dernier tombeau. Ce qui m’intéresse c'est ce qui nous attend.

Si je me fie à notre récent passé, je dirais un grand tombeau, des squelettes, des pièges, des amazones, le retour d'Amalgame en prime ?

Je n'en dors plus la nuit. Il faut dire que la chaleur ne m'aide pas à trouver le sommeil. Mon pelage n'est pas très rafraîchissant non plus.

Et que cette Lieth accepte de lui répondre est un signe des plus négatifs en soi. Certes que Shass soit une néréide facilite le contact. Les amazones ayant un respect certain pour les semi élémentaires. Mais toutes ces réponses restent étonnantes venant d'une guerrière nous ayant sauté à la gorge en criant : « MOURREZ INFIDELES ! »

Témor dors comme un bébé lui et ronfle comme … personne. Personne ne ronfle comme Témor.

Le jour, il joue les consultants, distillant son expérience des voyages, saoulant ses interlocuteurs de ses récits imbuvables.

Spressenzideutche … en fait je la vois proche de Témor, comme d'habitude, puis plus du tout. Je la soupçonne d'aller s’entraîner à jeter des sorts dans le désert. Manquerait plus qu'elle se perde et qu'elle compte sur ses pouvoirs sur-pui-ssants pour nous retrouver. Ça pourrait être drôle.

Les soldats vaquent à leurs tâchent, ils tiennent leurs rôles, mais je vois bien que certains se posent de plus en plus de questions. Sur nous, notre réel but (que nous ne connaissons toujours pas, ceci dit en passant) , sur les Muses et la raison d'être traités d'infidèles en plein milieu d'un désert.

Nous avons renforcé les gardes. Quand bien même, nous nous attendons à ce que les amazones nous attendent à notre destination, nous ne prenons pas de risques.

Nous poussons les bêtes au maximum de ce que le désert nous permet. Tenter d'arriver en premier nous semble la meilleure stratégie.

Si elles gardent ce tombeau sur « ordre » des Muses, il y a fort ,à parier, selon Shattasman, qu'elles n'oseront pas y pénétrer, en raison du caractère sacré.

Après se les farcir avant ou après … A moins de trouver une sortie de secours …

Si on en vient à compter sur la chance ...

Chapitre Quatre vingt dix-huitième

Contre toute attente, la chance semble être avec nous … pour le moment. Nous l'avons trouvé ce maudit tombeau, et nous sommes les premiers sur place.

Oh nous avons bien failli passer à côté, tout enseveli qu'il est. Mais nous avons remarqué un mur de pierre sorti de terre, une ruine aperçue par les éclaireurs qui nous ont alerté.

Le mur semble être, au final, le haut d'une tour et l'édifice est entièrement sous terre ou plutôt sous sable.

« Une preuve de plus que cet ordre a servi il y a des siècles de cela » déclara Shattasman

« La masse de sable ? » questionnai-je

« Exactement »

« Et on le déterre comment ? » demanda Témor

« Je peux lancer un sort ? »

« NON ! … Pas besoin » paniqua Shass

« On va pas y aller à la pelle quand même ? » s’inquiéta Témor

« Non, on va rentrer par le toit et descendre »

« En pétant le plancher s'il faut »

« Exactement »

« J'aime ce plan » sourit Témor

« Bizarrement moi aussi. Les bâtisseurs n'avaient pas prévu que les invités non désirés puissent suivre ce chemin » commençai-je

« On peut donc espérer une plus grande facilité de progression. » finit Shass

« J'aime définitivement ce plan »

Nous dressâmes un campement, le temps de s’aménager une entrée. Puis, le lendemain de notre arrivée, nous laissâmes deux hommes dans le camps pour qu'ils puissent nous prévenir de l'éventuelle arrivée des amazones. Nous leur laissâmes Lieth qui n'avait, d'ailleurs, aucune envie de nous accompagner.

Si on peut être arrangeant …

Tout le monde put prendre toute la mesure du talent de Témor, à péter des trucs et casser des machins, en le voyant attaquer le sol de bon cœur.

Les soldats amenèrent des cordes pour que nous puissions descendre en rappel. Témor et la fée, qui volait, d'abord, les hommes ensuite, le matériel (principalement les armes et armures) enfin.

Comme d'habitude la première remarque ft pour la néréide.

« Ça ne colle pas. »

« Mais encore ? »

« Ce battement est entretenu. Hormis le toit de cette … tour ? … qui semble avoir souffert du temps, le sol , qu'a du attaquer Témor était en très bon état »

« je confirme » confirma Témor.

« Allumez une torche s'il vous plaît »

Il plut à l'un des soldats de le faire. Il tendit la torche à Shass qui s'avança, faisant reculer les ombres.

« Un escalier ici ! »

Nous nous approchâmes tous. Je m'attendais à ce qu'il contredise Shass avec ses marches manquantes et branlantes. Redoutant d'avoir ) sauter dans un vide relatif mais mortel : Là où Félis sur ses pattes retombe, Krakan a déjà un pied dans sa tombe. Mais non. Elle avait encore raison. Pas une marche manquante, ni même chancelante. Pas une mousse envahissante. A peine un peu de poussière pour donner un peu de style à l'endroit.

« Quitte à faire le ménage, elles auraient pu le faire à fond » plaisantai-je

« Elles ? » nota Témor

« Les amazones ... les muses … elles quoi ... »

« Ça veut surtout dire que tous les dangers sont toujours présents. » tempera Shass

« Bien je passe devant » me résignai je. Ce que Félis voit, Krakan percute. Cela ne rime pas mais n'en reste pas moins vrai.

C'est plein d'allant et de patience, ce qui ne saurait être contradictoire, que nous nous attaquâmes à la descente de l'escalier. Enfin surtout moi et moi les éclaireurs : les autres nous regardant avancer marche par marche pour détecter filins et chausses trappes. La fée volait près de nous, signe d'impatience ... à moins qu'elle ne cherchait à détecter de la magie.
A plusieurs reprises je m'attendis à voir Témor me dépasser en hurlant, mais non … il se réservait sûrement pour plus tard.
Pour vous dire à quel point nous fûmes prudents : Arriver en bas de l'escalier nous pris une bonne heure .


Nous arrivâmes dans un grande pièce ... vide.
Pourquoi faire une pièce aussi grande si c'est pour rien y mettre ?
« Un gros piege ? » demandai-je, sachant que Shass aurait les mêmes craintes.

« Je n'en sais rien. Enfin je veux dire que je n'ai rien détecté »

« Mais c est louche non ? »
« Quelque-peu .... de plus en plus en fait. »

Venez à moi

« Qui a dit ça ? »
Je n'eu que le silence comme réponse.
Les hommes se regardèrent les uns les autres.
Seul Témor resta lui-même : Il affichait un grand sourire

« T'inquiètes on arrive mon grand »
« Muses ? »
« Voix de mâle. Peu de chance. Elle ne sont pas transformistes. »
« Pas le pouvoir ? »
« Ne blasphème pas voyons . Elles sont juste trop fières pour se déguiser. »

Le groupe progressa dans la salle en se déployant un peu. Couvrant plus de surface pour prévoir le danger. Mais le danger avait prévu qu une troupe se déploierai
Le piège était la superficie
Couvrant plus de surface, les plus proches avises d entre nous ne purent surveiller ou les autres posaient le pied
Clik fit dalle
Clak fit la langue du soldat contre son palais.
Crak fit son corps écrasé par un gigantesque poing de pierre
Shass hurla aux autres de ne pas bouger
Mais bien que rouillés, les hommes étaient des pros. Aucun n'avait moufté.
Je parlai à Shass pour détendre l'atmosphère tandis que les soigneurs s'approchait des lambeaux de chair pour sauver ce qui pouvait l'être à savoir le matériel.
« Un poing de pierre géant »
« Oui rien de très original »
« Quand même ! »
« Les systèmes de contrepoids sont légions »
« Oui mais se gaver à sculpter un poing pour un truc qui, on l'espère, ne servira jamais .... »
« C'est sur vu ainsi ... »
« Impressionnant »
« Mais peu efficace il eu été préférable de miner l'endroit le poing ne couvre qu'une petite superficie de la pièce »
« Il peut y en avoir d'autres »
« Certainement mais le résultat ne justifie pas la débauche de moyens. »
« On va progresser en queue leu leu messieurs Espacez vous de 2m merci ! »

Nous allions reprendre notre progression, lorsque nous entendîmes du mouvement derrière nous. Un des gardes postés à l'extérieur venait à nous et il était accompagné de trois personnes.

Témor fit face, les hommes dégainèrent leurs épées plus pour l'effet que pur parer à un danger. Le danger vient peu souvent accompagné d'un garde que vous avez vous-même posté.

« Ces trois voyageurs nous cherchaient, ils m'ont convaincu de les laisser descendre, sous escorte »

« Qui êtes vous ? » demanda Shattasman

Les trois relevèrent leurs capuches.

« J'ai conclu un marché avec ton ami Félis, j'espère qu'il honorera ce jour »

« TEC » cracha Témor

« On peut dire des elfes qu'ils ont un goût pour la mise en scène très prononcé » commentai-je

« Trop » me corrigea Témor.

Petit sourire en coin de Seril Dannan « Nous acceptez- vous ? »

Il était toujours accompagné de l'enfant et de son ami Gorgone, la vue de ce dernier ne réjouissait pas franchement le reste de notre troupe.

« Le briseur de réalité ! » s'exclama Spressenzideutche à la vue de l'enfant

« Briseur ? Carrément ! »

« Oui je trouvais que ça tapait bien comme surnom » se justifia-t-elle

« Ah bah c'est sûr que c'est mieux que le ramasseur de champis » l'encouragea Témor

« Ou que destructeur d'école primaire » ricana Shattasman

Venez à nous

Une seconde fois la voix retenti, laissant une léger silence.

« Ta gueule ! » tonna Témor

Je vis l'elfe soucieux mais je m'attendais à lire sur son visage bien plus d'étonnement. L'enfant lui fût terrorisé.

Mais Témor continuai

« Briseur, casseur ça passe bien mais je crois que c'est aussi un problème lié au métier. Tu vois, un mec qui se présente épée à la main comme étant le boucher de Amphytysios ça force le respect, alors que le même mec qui dit être boulanger de Mitry ben ça fait juste sourire, et tu te demandes s'il vient pas te rendre la monnaie »

Et c'est ainsi, qu'alors que nous étions dans un bâtiment âgé de plusieurs siècles, gardé par les Muses, totalement fonctionnel et complètement voué à notre perte, pile au moment où un elfe sylvain mystérieux accompagné d'un enfant cherché par ces mêmes Muses et accueillis par une voix d'outre tombe, notre groupe commença un débat sur les surnoms qui « tapent »

Chapitre Quatre vingt dix-neuvième

Nous pénétrâmes dans la seconde pièce sans attendre la fin du débat. Nous en étions à Néo Ulysseus XX il me semble.

Nous entrâmes dans un long couloir. Un long tapis recouvrait le sol et traversait la pièce. De chaque coté de massives statues de plusieurs mètres de haut se tenaient telles des sentinelles endormies. Toutes disposait d'une plaque descriptive, toutes très bien entretenues elles-aussi.

« Les cadres de l'ordre ? » demandai-je à Shass, tandis que nous progressions toujours à pas de loup.

« Oui, plus nous avançons, plus je fais la synthèse de nos informations, plus je me dis que nous sommes dans un monastère »

« Un monastère ? Mais de quel culte ? »

« C'est là tout le problème et depuis le début de cette histoire, je n'en ai aucune idée »

Témor et la fée, quant à eux, s'attardaient sur les statues

« Celui là est borgne » fit le Krakan

« Ygor le Borgne, stratège blessé lors de la campagne victorieuse contre les engeances de Paniphélès » lui répondis-je

« Celui là est manchot » continua-t-il

« Crépin-qu-un-bras, maître d'arme, bras emporté par les séides de Nasmessth» enchaînai-je

« 'Tain et celui là n'a plus de jambes »

« Vlad le cul de jatte, qu'on aurait pu nommé Vlad l'empalé : Tué de la sorte pour couvrir la retraite des troupes de l'ordre lors de lors seconde compagne contre les cultistes de Rasthaphanos »

« Un cul de jatte pour couvrir une retraite ? C'tune blague ? Et puis au fait, comment tu sais tout ça ? »

« Y a des plaques nominatives gros balourd »

« Je sais pas lire »

« Très drôle »

« De l'autre coté nous avons Yvain le Médiocre et Gauvin l'idiot ... » repris Shass

« Sacrée équipe de baltringues » commenta Témor

« ...appelés ainsi de par leur perfidie et actes d’espionnages, leur tactique était basé sur la capacité de l'ennemi à les sous-estimer et nous avons aussi Childebert le sanglant, Clotaire Marteau de Fer et-cetera et-cetera … Je ne sais ce qu'ils combattaient mais il doivent, de toute évidence, être respectés, leurs victoires semblent nombreuses et le nom de leurs ennemis à quelque-chose de très malsain. »

Et c'est ainsi que nous quittâmes ce couloir de héros

Avez-vous déjà vu une aurore boréale ? Moi non, et la quasi-totalité des soldats non plus. Nous nous sommes fait expliquer le phénomène par Shattasman. Il s''agit d'un événement lumineux qui se produirait dans le grand nord. Les géants qui y vivent y voient une manifestation divine, d’Apollon sûrement. Personne n'ayant jamais eu le cran de leur demander.

Pourquoi vous en parles-je ? La seconde salle semblait abriter toutes les aurores du monde. Il s'agissait en fait de murs de lumière vert-bleu, aussi infranchissables que des murs de briques.

« Nous sommes dans un labyrinthe » analysa Shass

« Avec des murs transparents, ça devrait être pas trop dur de trouver une sortie » analysai-je aussi

« Sinon je peux tenter la masse » proposa Témor

« Ou un sort » proposa aussi la fée

« Avant d'user de ta masse, jette une pierre dans le ''mur'' » proposa aussi Shattasman.

Devant ce collège de proposition et de travail en concertation, Témor ne put que s'exécuter, et la pierre disparut.

« Bien, on va éviter de trop s'en approcher » conclut-il

Envoûtantes volutes lumineuses se mouvant nonchalamment autour de nous. Apaisants voiles diffusant une douce ambiance, nous plongeant dans une plaisante apathie, nous hypnotisant peu à peu.

« Nous devons sortir de cette torpeur » articula faiblement Shass

« Je crois que je suis défoncé » ricana Témor

« J'ai eu les mêmes sensations sous certains hydromels » quitte à être ancien alcoolique, autant faire partager mon expérience du sujet.

« Elles nous droguent »

« HIHIHhihiHIHIhihi » la fée rigolai comme une sotte

Témor me pris dans ses bras : « TOI, TOI T'ES MON POTE TOI ! TOI T'ES UN FRERE TOI ! »

Certains soldats commençaient à tourner sur eux-même répétant age, profession et ville d'origine.

Même Seril Dannan était affecté, mais pas l'enfant qui tentait de lui faire reprendre ses esprits en tirant sur sa cape.

Et je sais pas ce qui m'a pris mais je me suis dit qu'écrire sous cet état serait une bonne source d 'inspiration et gage de qualité !

DE LA LUMIERE A EN DECHIRER LA NUIT !

Krakan dansant donné par une fée virevoltante entre les ondes lumineuses

Muses amusées de nous voir, à la mélodie diffuse d'une cornemuse, faire mumuse, rendant hommage à la Muse Terpsichore

Dansez ! Dansons ! Chantons ! Clamons, même toi Shattasman à la face camuse, ne reste pas recluse, regarde la méduse abuse lui aussi des bienfaits des Muses.

Elles ont tissé notre destin telles des canuses et se sont arrêtées sur nous quelques instants de plus.

La félicité est parmi nous !

Je pleur maintenant ! Mes larmes rejoignent celles de mes compagnons en un court d'eau qui deviendra rivière bientôt. Je pleure mes regrets, mes remords, mes échecs. Nous pleurons nos mots et la victoire de nos ennemis. Lorsque la rivière deviendra fleuve, nous pleurerons nous victoires aussi.

Je pleure ma propose disparition.

Je pleure mes écrits, qui ne sont que des insultes à nos maîtresses.

Je pleure mon écriture plate, mes tournures poussives, ma grammaire aléatoire. J'aurais tant aimé être astronome pour que les étoiles éclairent ma sombre âme et ma vie misérable.

Je récite les paroles du prophète Lycaon d'Eurysthée.

Mères très bonnes

Nous avons besoin de vous, nous comptons sur vous

Pour exister et pour vivre

En vos aïeux vous nous avez regardé

Et vous avez décidé de nous pardonner

Nous peuples de Blasphèmes qui avons pourtant mis fin à leurs existences

Nous avons agi par colère, ignorance, orgueil

Mais nous croyons en votre puissance

Vous seules pouvez nous sauver de l'oubli

Nous vous honorerons chaque jour que vous ferez se lever sur nos misérables existences

Et nous citerons chaque jour le nom des disparus dans nos arts respectifs

Pan, oublié des elfes sylvains

Hadès assassiné au combat par les Hauts elfes

Poséidon tué par les Elfes marins

Éros et ses suivants massacrés par les Elfes sauvages

Arès égorgé par les Elfes noirs

Hermès abusé par les Elfes gris

Hestia poussée à l'exil par les hommes

Héphaïstos surclassé par les Nains

Hippolyte acculée par les amazones

Dionysos attristé par les Lutins

Artémis traquée par les Felis

Athéna déçue des fées

Déméter, Héra, Apollon et Zeus victime des 4 peuples élémentaires

Héraclès vaincu par les Géants

Vénus défigurée par les Méduses

Ainsi je te vénère Polymnie, ma muse tutélaire.

Souviens-toi de moi

Pardonne-moi

Ne m'oublie pas

Et je vomis

Je vomis ma vie, mon existence toute entière et mes tripes au passage.

Bob à califourchon sur son capitaine vomis aussi.

Seul l'enfant reste impassible

Amuse toi petit

Pleure la vie.

Vomis la mort

Peu importe mais ne te ferme pas au monde

« Tu entends petit ? Ne te ferme pas au monde ! »

« Le monde n'existe pas »

« Que dis-tu petit ? »

« LE MONDE N'EXISTE PAS ! »

Sur ces mots, le temps suspends son vol, l'espace nous tire d'un coup sec en arrière. E nous tombons tous !

Tous sauf Bob, qui reste debout, hagard. Sa tête se détache alors lentement de son corps, rebondit durement sur le sol et se met à rouler vers nous.

Les aurores se fissurent

Venez à nous ! Nous pouvons vous sauver

Vous devez nous libérer

Je regarde l'enfant tandis que les autres tentent laborieusement de se relever. Il est concentré. Je vois d'ici ses tempes se soulever, ses veines ressortir sous le poids de l'effort consenti.

Les volutes lumineuses disparaissent peu à peu, laissant apparaître une réalité morbide. Nous ne sommes plus dans un labyrinthe de lumière mais dans un caveau rempli de tombes ouvertes. Les squelettes se sont animés, ils passent à l'attaque.

« L'enfant a éventé l'illusion. Défendez vos vies ! » Shattasman première en parole.

Témor premier en acte, fonçant dans la mêlée offerte par, au bas mot, une centaine de soldats morts-animés.

« Ta race ! »

C'est ainsi qu'il dégomma les premiers rangs

« On va jouer aux osselets connards ! »

La fée ne prit pas le temps de la réflexion et lança sort sur sort si tôt ses esprits retrouvés, tandis que les hommes reformèrent les rangs.

Seril se maintenant en arrière, protégeant l'enfant qui semblait maintenir son effort.

Une première explosion fit voler une demi douzaine de squelettes et quelques-uns de nos soldats.

Bien bonhomme, le monde n'existe pas mais c'est peut être pas une raison pour le détruire quand même.

Je n’eus pour toute réponse qu'un vrombissement dans le tympan causé par une seconde explosion plus importante. Fée ou enfant je ne le saurais jamais. La troisième explosion nous projetant hors champs de bataille.

Chapitre centième

Voilà, 100 chapitres écrits des aventures d'un homme chat, d'une fée mage aléatoire, d'un gros bonhomme en pierre et d'une érudit semi élémentaire d'eau.

99 publiés ici que vous avez pu, et pouvez toujours, découvrir.

99 brouillons postés dès qu'ils étaient rédigés.

Quelques fautes de grammaires, d'orthographe et de frappes.

Quelques erreurs de cohérences dues au long temps passé entre le premier et le dernier chapitre (quelques années en fait.)

Mais ce n'est pas tout à fait la fin. Corrections, ré-écriture et propositions à des éditeurs seront les prochaines étapes

Pourquoi ne pas poster le dernier chapitre ? Mais pour laisser un peu de suspens et pour que les éventuels lecteurs de la version finale et publiée aient quelque chose à découvrir

Et ensuite ?

Un autre roman, pitch écrit, trame général du scénario couchée sur le papier. La thématique ? Polar et critique du monde moderne

Le posterais-je ici de la même manière que Blasphème ? C'est encore à décider

Mais il y aura encore des choses à lire ici

Tag(s) : #roman, #Littérature, #blasphème

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